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Dernières critiques de MD68

 

La mer Noire (Kéthévane Davrichewy)

note: 4Un roman sensible, qu'on lit avec plaisir...par MD68 le 19-08-2010

Une journée exceptionnelle dans la vie de Tamouna, une vieille dame d’origine géorgienne : en se réveillant ce matin, sa première pensée est pour Tamaz, son amour de jeunesse qu’elle a connu au bord de la mer Noire, et qui doit venir en ce jour : "Tamaz vient aujourd’hui. Enfin commencer à y penser. Pour la joie et la douleur d’y penser " : ces quelques mots résument tout le roman. Les chapitres alternent entre les souvenirs d’enfance à Tbilissi, période heureuse dans une famille unie, et le présent de Tamouna, vivant seule à Paris, bien entourée par les siens. Sa vie défile, avec ses joies et ses douleurs, ses espoirs et ses regrets. Souffrance de l’exil – nostalgie du pays natal qu’elle a dû quitter à 15 ans - en y laissant son grand amour, ses amis, ses grands-parents dont elle n’aura plus de nouvelles ; douleur de la perte de son père, opposant politique, retourné à Tbilissi et disparu mystérieusement. A Paris, Tamouna et les siens recréent une communauté géorgienne, dans cette ambiance chaleureuse et exubérante propre à ce pays. Tamouna se mariera, sans amour, son cœur et son esprit restant liés à jamais à Tamaz. Elle lui écrit des lettres qu’elle n’envoie jamais. La journée se passe dans les préparatifs de la fête du soir, du grand soir. Un roman sensible, qu’on lit avec plaisir, empreint de douceur et de nostalgie, avec des personnages généreux.

McSweeney's nouvelles américaines (Dave Eggers)

note: 1Nouvelles américainespar MD68 le 18-06-2010

Des terroristes, des savants fous, des hommes préhistoriques, des indépendantistes hawaïens, un missionaire, un éléphant meurtrier, une jeune musulmane américaine en révolte sont autant de personnages singuliers ou ordinaires que l'on croise dans ces deux anthologies de nouvelles américaines.
Pas moins de quarante et une nouvelles d'auteurs confirmés ou de jeunes talents, où se côtoient des textes expérimentaux ou plus traditionnels dans la forme publiés dans la revue littéraire McSweeney's. Des textes divers non emprunts d'humour où sont pointés bien des travers de l'American way of life et les rêves de grandeur américains.

McSweeney's nouvelles américaines (Dave Eggers)

note: 1Nouvelles américainespar MD68 le 18-06-2010

Des terroristes, des savants fous, des hommes préhistoriques, des indépendantistes hawaïens, un missionaire, un éléphant meurtrier, une jeune musulmane américaine en révolte sont autant de personnages singuliers ou ordinaires que l'on croise dans ces deux anthologies de nouvelles américaines.
Pas moins de quarante et une nouvelles d'auteurs confirmés ou de jeunes talents, où se côtoient des textes expérimentaux ou plus traditionnels dans la forme publiés dans la revue littéraire McSweeney's. Des textes divers non emprunts d'humour où sont pointés bien des travers de l'American way of life et les rêves de grandeur américains.

Fantasy 2006 (Mélanie Fazi)

note: 1Fantasy 2006par MD68 le 18-06-2010

Les apparences sont souvent trompeuses dans le monde de la fantasy, et en particulier dans ce livre qui ne se contente pas d'être une simple anthologie, mais regroupe également quelques articles sur les débuts de l'éditeur au Canada et sur ses procédures de distribution en librairie française. Un passionnant interview de James Barclay vient clotûrer la partie documentaire. Les nouvelles qui composent ce livre sont toutes écrites par des auteurs des Editions Bragelonne et forment un bel ensemble de ce que peux être la Fantasy à l'heure actuelle : tonalité fantastique avec la "Villa Rosalie" de Mélanie Fazie, humour noir avec "Les Fées en votre palais répandront leur bouquet" de Gudule, magique avec "Invincible" de Terry brooks ou inclassable comme "Esprits de nuit" de Magali Ségura. Chaque nouvelle a sa propre personnalité et procure de nouvelles sensations et sentiments qu'il convient de savourer au calme le soir dans un confortable fauteuil.

La cinquième saison

note: 1La cinquième saisonpar MD68 le 18-06-2010

Cinq auteurs renommés de la littérature contemporaine ont imaginé une nouvelle sur une saison. Dans ces récits, au style propre à chacun, ils nous parlent d'adolescents confrontés à l'amour, à la perte, aux secrets de famille. Dans "Pas de printemps pour Charlie" d'Arnaud Cathrine, un jeune homme découvre son oncle, écrivain, lors d'un week-end à Paris. Il observe ce parent si différent et qui fait honte à la famille. De cette rencontre naîtra une belle complicité. Olivier Adam signe l'automne avec "Une plage en Novembre" dans laquelle une adolescente revient à Saint-Malo pour vider la maison de son grand-père décédé. La plage, c'est celle de ses vacances et des souvenirs d'été avec Grand Pa qu'elle adorait. Cette nouvelle nostalgique est un adieu à l'enfance insouciante. Cinq textes forts, littéraires et émouvants pour illustrer avec justesse le passage de l'enfance à l'adolescence. Un recueil incontournable.

Sainte Rita (Claire Wolniewicz)

note: 1Sainte-Rita, patronne des causes désespéréespar MD68 le 18-06-2010

Josiane désespère de trouver sa moitié. L'homme de sa vie va littéralement lui tomber du ciel. Est-ce un miracle à attribuer à Sainte-Rita ?
Les autres personnages auraient bien besoin de l'intervention de la Sainte. Ainsi ce couple qui se sépare après avoir croisé la route d'un chat ou Monsieur Bernard, homme laborieux, oubliant sa famille au seul profit d'une maison qui va causer sa perte.
L'auteur jette un œil acéré sur le quotidien en décrivant des histoires attachantes et pleines d'humour. Les personnages sont croqués avec justesse et mordant. Ce premier livre a suscité l'intérêt du milieu littéraire. Il a été suivi d'un roman, "Ubiquité", lui aussi salué par la critique.

Sainte Rita patronne des causes désespérées (Claire Wolniewicz)

note: 1Sainte-Rita patronne des causes désespéréespar MD68 le 18-06-2010

Josiane désespère de trouver sa moitié. L'homme de sa vie va littéralement lui tomber du ciel. Est-ce un miracle à attribuer à Sainte-Rita ?
Les autres personnages auraient bien besoin de l'intervention de la Sainte. Ainsi ce couple qui se sépare après avoir croisé la route d'un chat ou Monsieur Bernard, homme laborieux, oubliant sa famille au seul profit d'une maison qui va causer sa perte.
L'auteur jette un œil acéré sur le quotidien en décrivant des histoires attachantes et pleines d'humour. Les personnages sont croqués avec justesse et mordant. Ce premier livre a suscité l'intérêt du milieu littéraire. Il a été suivi d'un roman, "Ubiquité", lui aussi salué par la critique.

Une Femme heureuse et autres nouvelles du Bangladesh (Sophie Vinoy)

note: 1Une femme heureusepar MD68 le 18-06-2010

Sophie Vinoy a vécu 18 mois au Bangladesh. Elle a tiré de son expérience dix nouvelles traversées par le quotidien de femmes et d'hommes, pauvres, exploités, fatalistes, voués à la précarité. Mais pour les femmes, c'est pire encore…
Les phrases sont courtes, sèches, incisives, exprimant parfaitement la dureté de la vie de ses personnages. Kailash est un éditeur peu connu à découvrir.

Le Chagrin de Saint-Antoine (B. Traven)

note: 1Le Chagrin de Saint-Antoinepar MD68 le 18-06-2010

B. Traven arriva au Mexique en 1924. Dans ces nouvelles écrites dans les années trente, il porte un regard ironique sur la société mexicaine d'alors. La religion chrétienne s'y trouve égratignée avec la même férocité que le machisme ou les superstitions du petit peuple. Truculent, tantôt fantastique, tantôt violent, ce recueil est un magnifique hommage au monde des indiens.

Ainsi rêvent les femmes (Kathrine Kressmann Taylor)

note: 1Ainsi rêvent les femmespar MD68 le 18-06-2010

Après "Ainsi mentent les hommes", voici le nouveau recueil de nouvelles de l'auteur, publié post-mortem. Avec réalisme et sensibilité, Kressmann Taylor peint cinq histoires d'amour douloureuses : la rencontre du premier amour et le rejet, les sacrifices imposés par l'amour, la solitude et la quête d'affection, le réveil du désir d'un homme marié, la perte de l'Aimé. Ces nouvelles aussi différentes et indépendantes sont pourtant liées par un fil conducteur, celui des multiples facettes d'un même sentiment complexe mêlant invariablement bonheur et souffrance.

Ainsi rêvent les femmes (Kathrine Kressmann Taylor)

note: 1Ainsi rêvent les femmespar MD68 le 18-06-2010

Après "Ainsi mentent les hommes", voici le nouveau recueil de nouvelles de l'auteur, publié post-mortem. Avec réalisme et sensibilité, Kressmann Taylor peint cinq histoires d'amour douloureuses : la rencontre du premier amour et le rejet, les sacrifices imposés par l'amour, la solitude et la quête d'affection, le réveil du désir d'un homme marié, la perte de l'Aimé. Ces nouvelles aussi différentes et indépendantes sont pourtant liées par un fil conducteur, celui des multiples facettes d'un même sentiment complexe mêlant invariablement bonheur et souffrance.

Ouragans (Jocelyne Sauvard)

note: 1Ouraganspar MD68 le 18-06-2010

Un jeune garçon mexicain confronté à un tremblement de terre se raccroche à l'amitié qu'il avait pour une petite fille. En Inde, un adolescent survit à un tsunami alors qu'il vient de tomber amoureux… Les dix nouvelles de ce recueil nous emmènent aux quatre coins du monde, de l'Amérique à l'Asie en passant par l'Europe. Elles invitent au voyage, à la rencontre de personnages très différents dont l'existence est bouleversée par des turbulences qui secouent leur vie et leur cœur. Si ces nouvelles sont un témoignage sur la douleur du monde, elles n'en sont pas moins porteuses d'espoir. Elles évoquent avant tout le quotidien et les petits "riens" qui font le bonheur de vivre comme cet oiseau-mouche symbole d'espoir dans le premier récit. L'auteur restitue les émotions et les sentiments des personnages dans une écriture poétique. Les images de la nature sont très présentes, décrites avec finesse. Un beau livre initiatique pour tous ceux qui traversent les ouragans de l'adolescence.

Coeur anxieux (Nadine Ribault)

note: 1Coeur anxieuxpar MD68 le 18-06-2010

Dans ces neuf nouvelles, Nadine Ribault frôle, effleure de petits univers quotidiens où la nature joue un rôle important. L'écriture romantique et poètique de l'auteur donne à ces neuf vies singulières une couleur et une odeur particulières. Les émotions de l'enfant observant le monde qui l'entoure et celles de l'adulte blessé par la vie sont transcendées par les éléments, car les personnages se trouvent tous au centre d'un drame passé ou à venir. Ces nouvelles ont été écrites ou achevées lors d'une résidence d'écrivain en Nouvelle-Zélande.

Un caillou à la mer (Nadine Ribault)

note: 1Un caillou à la merpar MD68 le 18-06-2010

Nadine Ribault habite au bord de la mer : cela se ressent dans ses six nouvelles où l'eau, la nature sont omniprésentes pour décrire de manière quasi-musicale des ambiances, des atmosphères. A travers des jeux de lumière, des sensations, ses personnages sont présentés de façon poétique, avec un sens de l'écriture très personnel, plein de sensibilité, et où les rires cotoient souvent l'inquiétude.

Fantômes et kimonos (Kid?o Okamoto)

note: 1Hanshichi mène l'enquête à Edopar MD68 le 18-06-2010

Six énigmes relatées par Hanshichi, enquêteur officiel, dans un Japon du 19e siècle. Les fantômes rôdent… Au passage nous faisons connaissance avec les traditions, les fêtes, le folklore et la langue japonaise. On prend beaucoup de plaisir à suivre les récits de ce détective hors-normes.

La Rivière et autres nouvelles (Philippe Napoletano)

note: 1La rivièrepar MD68 le 18-06-2010

Après son premier recueil de nouvelles "Les gens" publié en 1997, Philippe Napoletano continue à s'attacher à des gens ordinaires, que l'on peut croiser tous les jours. Ses personnages se soustraient un beau jour à l'accablement de leur vie quotidienne, leurs habitudes pour réflechir avec nostalgie et sensibilité sur leur passé. Amitié, affection, amour, solitude : toutes ces sensations humaines sont observées avec finesse.

La rivière (Philippe Napoletano)

note: 1La rivière et autres nouvellespar MD68 le 18-06-2010

Après son premier recueil de nouvelles "Les gens" publié en 1997, Philippe Napoletano continue à s'attacher à des gens ordinaires, que l'on peut croiser tous les jours. Ses personnages se soustraient un beau jour à l'accablement de leur vie quotidienne, leurs habitudes pour réflechir avec nostalgie et sensibilité sur leur passé. Amitié, affection, amour, solitude : toutes ces sensations humaines sont observées avec finesse.

Des gens (Philippe Napoletano)

note: 1Des genspar MD68 le 17-06-2010

Le recueil s'ouvre sur une première nouvelle, intitulée "Un vœu…", vœu très humble d'une femme qui voudrait n'être plus que l'attente d'un fils et d'un homme. Cette nouvelle, remarquable par sa concision et sa densité, introduit toutes les autres, qui portent chacune un prénom. L'écrivain s'attache à décrire des vies où la relation à un autre est déterminante. L'écriture est visuelle, précise, sensuelle.

Des gens (Philippe Napoletano)

note: 1Des genspar MD68 le 17-06-2010

Le recueil s'ouvre sur une première nouvelle, intitulée "Un vœu…", vœu très humble d'une femme qui voudrait n'être plus que l'attente d'un fils et d'un homme. Cette nouvelle, remarquable par sa concision et sa densité, introduit toutes les autres, qui portent chacune un prénom. L'écrivain s'attache à décrire des vies où la relation à un autre est déterminante. L'écriture est visuelle, précise, sensuelle.

Océan Pacifique (Hubert Mingarelli)

note: 1Océan pacifiquepar MD68 le 17-06-2010

Trois marins se tiennent sur la passerelle d'un bateau pour assister à un essai nucléaire, un vent chaud passe sur eux. Le lendemain, encore habités par cet instant, ils se retrouvent pour une partie de pêche.
Un autre bateau, un autre marin qui, lui, a la charge du chien Giovani, simplement parce qu'il a pris la couchette de son ancien propriétaire, aujourd'hui débarqué. Svevo lui n'est pas encore tout a fait marin, il embarque le lendemain et perché sur son toit en attendant le retour de son père, il scrute la nature autour de lui, comme si il était déjà au sommet d'un mât.
L'espace d'un instant, on suit ces hommes souvent silencieux mais dont les sentiments affleurent entre les mots ou les gestes. Hubert Mingarelli distille ici une poésie de l'indicible, à la fois légère et intense qui nous attache à ces personnages. Des histoires simples mais dont la grâce continue de résonner une fois le livre refermé.

En déroute (Thomas McGuane)

note: 1En déroutepar MD68 le 17-06-2010

Thomas McGuane nous décrit dans ces dix nouvelles un Ouest américain qui ne fait plus rêver, qui ne fait plus envie. Ses personnages marqués par la vie, leurs angoisses, mais aussi leur lâcheté deviennent malgré tout attachants. Ces personnages en déroute sont décrits avec force, avec sensibilité mais aussi avec ironie. Ils deviennent les laisser pour compte, les victimes d'une Amérique arrogante, cruelle et impitoyable. Une description sans concessions d'une société sans concessions.

Ambulance (Johan Harstad)

note: 1Ambulancepar MD68 le 17-06-2010

Onze nouvelles norvégiennes. De la neige, des longues nuits, beaucoup de solitude et de tourments. Et presque toutes sont traversées par les gyrophares d'une ambulance, porteuse d'espoir ou de mort. Dans presque toutes aussi, on retrouve un énigmatique internaute, au pseudonyme incongru de Las Vegas. On est loin de Las Vegas pourtant, quand on compatit avec cet homme angoissé, écrasé par les tâches matérielles et qui n'a pas le temps de veiller son vieux père mourant. Ou avec cet adolescent qui a la phobie de l'eau, épreuve scolaire qu'il doit affronter obligatoirement s'il veut intégrer le lycée de son jeune amour. Ou avec ce père, fabricant d'airbags frauduleux, qui réalise que sa propre fille va passer le permis, et être peut-être la victime de ce genre d'engins. Ou enfin avec ce kamikaze, épargné par l'attentat qu'il vient de commettre et qui, blessé, préfère jouer avec son téléphone portable, plutôt que d'appeler les secours. Quant à l'ambulancier qui arrive trop tard…

L'Eté où il faillit mourir (Jim Harrison)

note: 1L'été où il faillit mourirpar MD68 le 17-06-2010

Jim Harrison nous offre ici trois longues nouvelles, qui ont pour toile de fond le Michigan du Nord, sa terre promise.
Le héros de "l'été où il faillit mourir" s'appelle Chien Brun, c'est un brave garçon, malgré ses défauts. Il aime un peu trop l'alcool, les femmes et la pêche à la truite, et à la suite de tracas judiciaires et d'un mariage arrangé, il s'est retrouvé père adoptif de Baie, étrange petite fille souffrant des séquelles de l'alcoolisme de sa mère, et de son frère Red. Ne voulant pas que les enfants soient repris par les services sociaux, et malgré une épouvantable rage de dent, Chien Brun va devoir remettre en cause l'équilibre précaire de sa vie.
Dans "Epouses républicaines", c'est à trois riches et oisives femmes menant une vie d'une vacuité éprouvante que l'auteur prête vie.
Le dernier texte "Traces", est un récit autobiographique, écrit à la troisième personne, d'une grande poésie.

L'été où il faillit mourir (Jim Harrison)

note: 1L'été où il faillit mourirpar MD68 le 17-06-2010

Jim Harrison nous offre ici trois longues nouvelles, qui ont pour toile de fond le Michigan du Nord, sa terre promise.
Le héros de "l'été où il faillit mourir" s'appelle Chien Brun, c'est un brave garçon, malgré ses défauts. Il aime un peu trop l'alcool, les femmes et la pêche à la truite, et à la suite de tracas judiciaires et d'un mariage arrangé, il s'est retrouvé père adoptif de Baie, étrange petite fille souffrant des séquelles de l'alcoolisme de sa mère, et de son frère Red. Ne voulant pas que les enfants soient repris par les services sociaux, et malgré une épouvantable rage de dent, Chien Brun va devoir remettre en cause l'équilibre précaire de sa vie.
Dans "Epouses républicaines", c'est à trois riches et oisives femmes menant une vie d'une vacuité éprouvante que l'auteur prête vie.
Le dernier texte "Traces", est un récit autobiographique, écrit à la troisième personne, d'une grande poésie.

Mozart est un joueur de blues (Ernest J. Gaines)

note: 1Mozart est un joueur de bluespar MD68 le 17-06-2010

Ecrivain noir, Ernst J.Gaines est né en 1933 sur une plantation de l'Etat de Louisiane. Quelques années plus tard, alors qu'il a rejoint la Californie pour y étudier, il se rend compte que la plupart de ses amis afro-américains dédaignent leur culture, et donc leur histoire.
Quand il se met à écrire, c'est alors "pour les jeunes noirs du Sud, pour qu'ils sachent que leur vie vaut la peine d'inspirer des romans", et peut-être pour qu'ils n'oublient pas de continuer à écouter le blues de Bessie Smith, à côté de la musique de Mozart.
Ernst J. Gaines nous parle ici du monde qui est le sien, il porte un regard tendre et humain sur quelques familles pauvres du Sud des Etats -Unis, où les rapports humains sont souvent rudes, et où on fait passer les enfants à l'âge adulte peut-être un peu plus rapidement qu'ils ne le souhaiteraient.
Ces nouvelles sont surtout une incitation à poursuivre la découverte de cet auteur par la lecture de ses romans.

Axiomatique (Greg Egan)

note: 1Axiomatiquepar MD68 le 17-06-2010

Australien, Greg Egan est l'un des auteurs les plus originaux de la SF anglo-saxonne. Mathématicien de formation et passionné par toutes les sciences, de l'informatique à la physique ou à la biologie, il écrit des textes d'une grande rigueur scientifique où il mène jusqu'aux extrêmes les théories qu'il développe.
Implants neuronaux, cerveau artificiel, eugénisme, clones, libre-arbitre, modifications de la personnalité ou définition de la conscience sont quelques uns des thèmes abordés dans ces 18 nouvelles fascinantes.

La Préférence Nationale, et autres nouvelles (Fatou Diome)

note: 1La préférence nationalepar MD68 le 17-06-2010

De son île natale sénégalaise à sa terre d'adoption alsacienne, de la mendiante au professeur, c'est à un triple voyage - géographique, social et mental - que nous convie Fatou Diome dans ces six nouvelles. Usant d'une langue incisive, colorée mais sans concessions, l'auteur dépeint les travers, les préjugés et les discriminations à caractère raciste de notre société contemporaine. Cette sombre réalité, traîtée avec humour et ironie, est animée par la nostalgie et la solidarité liées à son adolescence africaine.

La Préférence nationale (Fatou Diome)

note: 1La préférence nationalepar MD68 le 17-06-2010

De son île natale sénégalaise à sa terre d'adoption alsacienne, de la mendiante au professeur, c'est à un triple voyage - géographique, social et mental - que nous convie Fatou Diome dans ces six nouvelles. Usant d'une langue incisive, colorée mais sans concessions, l'auteur dépeint les travers, les préjugés et les discriminations à caractère raciste de notre société contemporaine. Cette sombre réalité, traîtée avec humour et ironie, est animée par la nostalgie et la solidarité liées à son adolescence africaine.

La préférence nationale (Fatou Diome)

note: 1La préférence nationalepar MD68 le 17-06-2010

De son île natale sénégalaise à sa terre d'adoption alsacienne, de la mendiante au professeur, c'est à un triple voyage - géographique, social et mental - que nous convie Fatou Diome dans ces six nouvelles. Usant d'une langue incisive, colorée mais sans concessions, l'auteur dépeint les travers, les préjugés et les discriminations à caractère raciste de notre société contemporaine. Cette sombre réalité, traîtée avec humour et ironie, est animée par la nostalgie et la solidarité liées à son adolescence africaine.

Un sentiment d'abandon (Christopher Coake)

note: 1Un sentiment d'abandonpar MD68 le 17-06-2010

Salué unanimement par la critique américaine, le premier recueil de nouvelles de Christopher Coake, est une œuvre maîtrisée et poignante, à la voix singulière et puissante.
Ces sept histoires, à la fois dramatiques et fortes, d'une grande intensité narrative, nous font ressentir la vérité de toute vie humaine. La mort y est souvent présente, mais sans rien de morbide.
Confronté aux autres et à soi, le lecteur en sort bouleversé.

Au beau milieu des choses (Peter Cameron)

note: 1Au beau milieu des chosespar MD68 le 17-06-2010

L'amour est au centre des nouvelles proposées dans ce recueil. Mais l'amour heureux n'est décrit que pour mieux annoncer l'amour impossible, celui auquel il faut mettre un terme. Des dialogues, particulièrement travaillés, entrainent le lecteur dans l'intimité des personnages et abordent des thèmes sensibles comme l'homosexualité non assumée, la séparation, le placement en maison de retraite…

Le plaisir de la captive (Leopoldo Brizuela)

note: 1Le plaisir de la captivepar MD68 le 17-06-2010

La littérature argentine nous apparaît à tort comme urbaine et euro-centrée, or ce recueil de nouvelles nous emmène dans le sud du pays, aux confins de la pampa et de la Terre de feu, auprès des Indiens de ce pays, dépouillés et massacrés avec la même détermination que ceux d'Amérique du Nord tout au long du XIXe siècle.
Dans la nouvelle éponyme "Le plaisir de la captive", Rosario, une jeune blanche, est poursuivie par un chef indien à travers l'immensité désolée de la Pampa… Un récit cruel et érotique.
"Le petit pied de Pierre", raconte à partir de trente-huit témoignages, la vie de Ceferino Namumcura, fils d'un cacique, symbole de la résistance indienne face à l'armée argentine. L'Eglise voulut le récupérer en voulant en faire un prêtre.
Enfin avec "Lune rouge" , nous faisons la connaissance d'un chaman, gardien du feu parmi les Yaghan en Terre de feu, peuple de pêcheurs.
Des récits à l'écriture ciselée, rendant hommage à des peuples vaincus.

Chère nuit gris-bleu (Wolfgang Borchert)

note: 1Chère nuit gris-bleupar MD68 le 17-06-2010

"Chère nuit gris-bleu" est un recueil de textes courts qui tiennent autant de la poésie que de la nouvelle. Tout se passe dans une Allemagne dévastée par la guerre où chacun survit tant bien que mal dans un monde inhospitalier. Ca et là, un texte nous fait toucher du doigt l'horreur et l'absurdité de la guerre, toile de fond non-dite mais toujours présente. L'écriture, révélatrice de la grande sensibilité de W. Borchert, extrêmement concise et très imagée nous offre un tableau saisissant de cette époque tourmentée. Les éditions Chambon-Le Rouergue ont eu l'heureuse idée de rééditer ce petit chef-d'œuvre, publié originellement en 1949.

Natasha et autres histoires (David Bezmozgis)

note: 1Natasha et autres histoirespar MD68 le 17-06-2010

Ces sept histoires courtes, inspirées du vécu de l'auteur, mettent en scène un jeune garçon juif émigré en 1980 de Lettonie au Canada. Toujours avec humour, il dépeint les difficultés traversées par sa famille : l'isolement et la barrière de la langue, la perte du statut social et le rôle des communautés dans l'intégration. Puis c'est la rencontre avec une jeune émigrée russe, Natasha, qui donne le nom au recueil. La vie du jeune garçon devenu, par ennui, dealer va prendre un tournant après cette rencontre. Malgré la difficulté des thèmes abordés, ce recueil ne sombre jamais dans la noirceur. L'intérêt du lecteur est sans cesse renouvellé par l'originalité du style et la justesse du ton.

La gauchère (Leslie Bedos)

note: 1La gauchèrepar MD68 le 17-06-2010

Onze histoires quotidiennes de femmes, onze histoires simples et ordinaires. Dans des situations drôles, cocasses, absurdes ou tragiques, ce sont toutes les gaucheries, les maladresses de nos contemporaines qui sont les personnages principaux de ces nouvelles que l'auteur nous dépeint avec tendresse et nostalgie. Les lectrices peuvent aisément s'identifier aux héroïnes de ces textes, tant Leslie Bedos sait leur parler.

La gauchère (Leslie Bedos)

note: 1La gauchèrepar MD68 le 17-06-2010

Onze histoires quotidiennes de femmes, onze histoires simples et ordinaires. Dans des situations drôles, cocasses, absurdes ou tragiques, ce sont toutes les gaucheries, les maladresses de nos contemporaines qui sont les personnages principaux de ces nouvelles que l'auteur nous dépeint avec tendresse et nostalgie. Les lectrices peuvent aisément s'identifier aux héroïnes de ces textes, tant Leslie Bedos sait leur parler.

Le Bar des habitudes (Franz Bartelt)

note: 1Le bar des habitudespar MD68 le 17-06-2010

Les personnages de Franz Bartelt vivent la routine d'un quotidien un peu gris dans quelques petites villes de province ; souvent ils sont à deux doigts d'y échapper mais un grain de sable sournoisement glissé par l'auteur vient tout faire capoter.
Pourtant, tous les moyens sont bons pour décoller du sol, devenir tueur en série (uniquement de femmes de notaires), se sentir investit d'un pouvoir de séduction tel qu'il semble bien qu'il soit la cause de toutes ces suicidées des rubriques nécrologiques, et du fait que Sigourney Weaver ne tourne plus dans le même genre de films qu'avant ; ou plus simplement changer de nom pour essayer que tout change.
Là où la tristesse de ces petites vies un peu ratées pourraient vous envahir, rassurez vous, Franz Bartelt glisse son humour et son style fluide, et puis il y aura quand même quelques heureux. En plus, l'auteur de polar n'est jamais très loin non plus. A noter que Franz Bartelt a reçu le Goncourt des lycéens en 2006 pour ce recueil.

Le bar des habitudes (Franz Bartelt)

note: 1Le bar des habitudespar MD68 le 17-06-2010

Les personnages de Franz Bartelt vivent la routine d'un quotidien un peu gris dans quelques petites villes de province ; souvent ils sont à deux doigts d'y échapper mais un grain de sable sournoisement glissé par l'auteur vient tout faire capoter.
Pourtant, tous les moyens sont bons pour décoller du sol, devenir tueur en série (uniquement de femmes de notaires), se sentir investit d'un pouvoir de séduction tel qu'il semble bien qu'il soit la cause de toutes ces suicidées des rubriques nécrologiques, et du fait que Sigourney Weaver ne tourne plus dans le même genre de films qu'avant ; ou plus simplement changer de nom pour essayer que tout change.
Là où la tristesse de ces petites vies un peu ratées pourraient vous envahir, rassurez vous, Franz Bartelt glisse son humour et son style fluide, et puis il y aura quand même quelques heureux. En plus, l'auteur de polar n'est jamais très loin non plus. A noter que Franz Bartelt a reçu le Goncourt des lycéens en 2006 pour ce recueil.

Les chevaux de l'adolescence (Sherwood Anderson)

note: 1Les chevaux de l'adolescencepar MD68 le 17-06-2010

Amoureux des chevaux, Sherwood Anderson qui rêvait "d'écrire aussi bien que courent les pur-sang" explore dans ces quatre nouvelles les ambiguïtés et incertitudes de l'adolescence avec pour contexte le monde des chevaux. Ernest Hemingway et William Faulkner ont admiré la description narrative de l'Amérique rurale de la "grande époque" et ce sens de l'observation des tourments de l'adolescent. Une véritable redécouverte d'un des plus grands auteurs américains du XXe siècle.

note: 1Un rêve d'albatrospar MD68 le 17-06-2010

Sur un tempo jazzy, les nouvelles de l'écrivain togolais Kangni Alem racontent les surprises du déracinement et les tourments de la nostalgie dans un monde qui remue.
De Bujumbura à New-York et Paris, avec pour fil conducteur la quête de soi, les narrateurs y croisent, pour le plus grand plaisir du lecteur, d'incroyables personnages
qui pourraient sortir d'une BD de Crumb ou d'un roman noir.

Le vrai goût du Liban (Jean-Louis André)

note: 1Le vrai goût du Libanpar MD68 le 17-06-2010

Plus qu'un livre de recettes, les auteurs nous proposent une découverte du Liban, pays aux multiples facettes, tant par son relief que par la diversité de sa population.
La cuisine libanaise est saine, à base de produits reflétant le terroir : blé, fruits et légumes, huile d'olive et poissons. Elle bénéficie cependant d'influences ottomanes, égyptiennes, voire françaises. Le repas est surtout un (long !) moment de partage. Les souks étalent les sacs d'épices ; les cafés se font lieux de convivialité, au-delà des interdits religieux.
Une bien belle manière de découvrir le Liban !

Vestiges archéologiques du Liban (Jean-Marie Blas de Roblès)

note: 1Vestiques archéologiques du Libanpar MD68 le 17-06-2010

Durant la guerre de l'été 2006, les bombardements israëliens ont fragilisé les vestiges de la cité antique de Baalbek dans la plaine de la Beqaa, connue pour le gigantisme et la beauté de ses temples romains.
Baalbeck est l'un des sites archéologiques décrits dans cet ouvrage, qui invite à découvrir le patrimoine archéologique antique et médiéval du Liban.
Après une introduction historique, ce livre illustré parcourt le pays du sud au nord. Sont étudiés les anciens cités phéniciennes de Tyr, Byblos et Sidon, mais également des sites moins prestigieux avec les vestiges d'églises byzantines et leurs magnifiques mosaïques, la cité arabe de Aanjar de l'époque omeyyade au 7e siècle, construite avec des éléments architecturaux antiques récupérés, ou encore les forteresses bâties par les croisés.
Le Liban, un pays qui recèle un patrimoine riche, mais néanmoins fragile.

Une tutelle coloniale (Gérard D. Khoury)

note: 1Une tutelle colonialepar MD68 le 17-06-2010

Après l'effondrement de l'Empire Ottoman en 1918, la Grande-Bretagne et la France occupent les provinces arabes du Levant et de Mésopotamie, avec l'aval de la Société des Nations. La Palestine et l'Irak sont placés sous mandat britannique, la Syrie et le Liban sous mandat français. Le rêve d'unification politique des nationalistes arabes est brisé. La "Grande Syrie" ne verra jamais le jour.
Dans ce livre est étudiée la figure de Robert de Caix, haut fonctionnaire, nommé secrétaire général du Haut-Commissariat à Beyrouth de 1919 à 1924, puis représentant de la France à la Commission des mandats de la Société des Nations de 1924 à 1939.
Robert de Caix a laissé de nombreux écrits qui occupent une grande partie de l'ouvrage. Ceux-ci éclairent son influence et la vision de la France dans cette région : briser le panarabisme, tout en s'appuyant sur des minorités religieuses.
Cette vision semble être encore partagée aujourd'hui par bien des chancelleries occidentales.

Trente-trois jours en été (Annette Lévy-Willard)

note: 1Chroniques d'une guerre surprisepar MD68 le 17-06-2010

Juillet 2006, Annette Levy-Willard, grand reporter à Libération, part avec sa famille en vacances en Israël… Et se retrouve aux premières loges lorsqu'éclate l'un des derniers drames du Proche-Orient : la guerre de trente-jours qui va opposer Israël et le Hezbollah après la mort de huit soldats israéliens et la capture de deux autres soldats israéliens à la frontière avec le Liban. Durant trente-trois jours, Israël bombardera le sud du Liban, Beyrouth-Sud et la région de Baalbek, places fortes du Hezbollah. Annette Levy-Willard redevient immédiatement journaliste et envoyée spéciale sur le front, au nord d'Israël, à la frontière avec le Liban. Dans la grande tradition des reporters de guerre, Annette Levy-Willard nous offre un récit sur les différents épisodes et les ratages de cette guerre. Un voyage personnel qui dépasse le carnet de guerre.

Oum (Sélim Nassib)

note: 1Oumpar MD68 le 17-06-2010

Le poète Ahmad Rami a écrit la moitié des chansons interprétées par Oum Kalsoum, il l'a surtout aimé toute sa vie. Ce roman écrit à la première personne nous raconte cette passion, mais aussi la montée irrésistible de celle que l'on a appelée "L'Etoile de l'Orient", devenue pour l'ensemble des pays arabes le symbole de leur grandeur culturelle et politique. En contrepoint, l'évocation de l'histoire récente de l'Egypte, sa patrie, et plus largement du Machrek propose une lecture de l'immense engouement de l'ensemble des populations arabes pour la plus grande chanteuse du 20e siècle et ses chansons.
Pour faire entrer le lecteur dans l'univers poétique et musical d'Oum Kalsoum, Sélim Nassib multiplie les rencontres avec les musiciens et les poètes qui ont travaillé avec la chanteuse. Son roman est une porte d'entrée passionnante dans la culture et l'histoire du Machrek au 20e siècle.

Liban, une guerre de trente-trois jours (Elizabeth Picard)

note: 1Liban, une guerre de trente-trois jourspar MD68 le 17-06-2010

Pendant trente-trois jours, l'aviation et la marine israëliennes ont déversé un déluge de feu sur le Liban, suite à l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats de Tsahal le long de leur frontière commune.
Résultat : près de 1200 victimes libanaises, la plupart civiles, des destructions massives touchant les infrastructures et l'habitat, un Hezbollah renforcé, une société libanaise plus que jamais divisée.
Tout ceci est connu du public... par des analyses souvent marquées par des simplifications.
Outre le déroulement de cette guerre, les auteurs s'attachent à analyser en profondeur les causes et les enjeux du conflit, en multipliant les angles d'approche : complexité de l'échiquier politique libanais, enjeux libano-israëliens autour de la maîtrise de l'eau, enjeux internationaux avec le projet américain au Moyen-Orient après le 11 septembre, relations de l'Iran avec le Hezbollah, ambitions syriennes, impuissance et division des pays arabes face à la guerre.
Eclairant !

Liban, l'autre rive (Institut du monde arabe)

note: 1Liban, l'autre rivepar MD68 le 17-06-2010

Ce très beau catalogue d'exposition présente un panorama complet du patrimoine culturel libanais depuis la préhistoire jusqu'au milieu du XIXème siècle. La perspective historique adoptée donne toute sa place au Liban comme espace d'échange entre l'Orient et l'Occident. De l'artisanat à l'architecture, en passant par les tablettes d'argile et la peinture, le livre vous emmène en voyage aux sources de la civilisation de l'écrit. Les illustrations classiques dans ce genre d'ouvrage voisinent avec des cartes ou des photos de sites archéologiques offrant ainsi un mise en perspective des objets présents dans l'exposition. Les auteurs insistent par ailleurs sur l'importance des villes dans la vie sociale et culturelle comme lieux d'échange et de créativité dans la région.

Le Liban contemporain (Georges Corm)

note: 1Le Liban contemporainpar MD68 le 17-06-2010

Véritable outil de réflexion, Georges Corm nous présente une synthèse incontournable - mais parfois austère -pour qui veut comprendre la situation au Liban. Par-delà les préjugés, il nous retrace l'histoire riche et tourmentée d'un pays aux dix-sept communautés, entre villes et montagnes. Si toutes font preuve d'un fort attachement au Liban, en cas de tension, le dénigrement de la vie commune peut s'avérer violent.
Occupations ottomane, française et anglaise puis Pacte national en 1943, guerre civile de 1975 à 1990 : les événements marquants du pays sont resitués dans un contexte géopolitique global, entre Occident et Orient, dans un climat compliqué par la Guerre froide.
Quelle reconstruction pour le Liban avec un tel endettement ? Quelle démocratie quand les postes se répartissent entre communautés et familles ?

Liban (Salah Stétié)

note: 1Libanpar MD68 le 17-06-2010

Poète et auteur d'essais sur la spiritualité musulmane, Salah Stétié nous invite à parcourir le Liban, ce pays répondant aux noms poétiques du pays du cèdre et du pays du miel.
Préparez-vous à un voyage dans le temps et dans l'espace, un voyage empreint de méditation et de poésie.
Stétié évoque un pays riche de ses mythes (enlèvement d'Europe, fille du roi de Tyr, par le dieu Zeus, tranformé en taureau, mort et résurrection du dieu Adonis par la déesse Astarté…), de ses traditions, de ses dix-sept confessions et de ses poètes. L'ouvrage comporte des poésies contemporaines de Georges Shéhadé et de Fouad Gabriel Naffah, chants d'amour pour leur pays.
Ce beau livre est illustré par les superbes photographies de Caroline Rose.
Les cèdres vénérés de Bécharré, la baie de Jounieh, "la plus belle du monde" disait Renan, le palais arabo-mauresque des émirs Chéhab à Beiteddine… et bien d'autres photographies font découvrir ce "vieux pays si jeune" tellement cher à André Gide.

Les Phéniciens (Françoise Briquel-Chatonnet)

note: 1Les Phénicienspar MD68 le 17-06-2010

Du 12e au 4e siècle avant J.-C., les Phéniciens ont prospéré dans des cités-Etats sur la côte du Levant, actuelles côtes syriennes et libanaises.
Sous la tutelle de leurs puissants voisins égyptiens, assyriens et perses, ces infatigables commerçants-voyageurs ont sillonné la mer Méditerranée, pour faire commerce du bois de cèdre, de la pourpre, des premiers objets en verre et des métaux précieux . C'est cette quête des métaux précieux qui amenèrent les commerçants de la cité de Tyr à fonder la colonie de Carthage, sur les côtes de l'actuelle Tunisie.
Commercants et artisans réputés, les Phéniciens ont également inventé l'écriture alphabétique, à l'origine de tous les alphabets utilisés aujourd'hui.
Les Phéniciens, un peuple entreprenant et créatif, à découvrir lors de l'exposition qui leur est consacrée à l'Institut du Monde Arabe à Paris, du 6 novembre 2007 au 30 mars 2008.

L'école de la guerre (Alexandre Najjar)

note: 1L'école de la guerrepar MD68 le 17-06-2010

Alexandre Najjar avait 8 ans quand la guerre a éclaté au Liban, et 23 ans quand elle s'est finie. De cette jeunesse volée, il raconte des épisodes qui l'ont marqué et qui font toucher du doigt la présence de la guerre dans le quotidien. Il raconte la difficulté des déplacements dans une ville coupée en deux, le manque d'eau, les exactions des milices, les tirs aveugles des francs-tireurs, mais aussi les stratégies imaginées pour survivre et vivre : l'âne acheté par son oncle, l'école à domicile organisée par sa mère, les lettres d'amour échangées par delà la ligne de démarcation, "les mensonges blancs" de sa mère, destinés à "berner la peur" .
23 récits courts, écrits dans une langue simple et dépouillée, sont autant de tableaux de maîtres concourant par petites touches successives à recréer l'ambiance de peur et de banalité de la vie quotidienne de Beyrouth en guerre.

Khalil Gibran (Alexandre Najjar)

note: 1Khalil Gibran, l'auteur du Prophètepar MD68 le 17-06-2010

"Le Prophète" est l'œuvre la plus connue de l'écrivain et peintre libanais Khalil Gibran. Elle est devenue depuis sa première parution en 1923 un livre-culte, une référence pour des générations de lecteurs à la recherche de spiritualité et de sagesse universelle. La vie de Gibran est magistralement dépeinte par l'écrivain Alexandre Najjar, lui aussi d'origine libanaise. Cette biographie très complète est basée sur des recherches étendues qui ont mené notamment à la découverte d'informations inédites. Elle est construite tantôt comme un portrait, tantôt quasiment comme un roman. Elle éclaire d'un jour nouveau la destinée d'un personnage hors du commun qui a su à merveille combiner littérature arabe et langue anglaise.

Khalil Gibran (Alexandre Najjar)

note: 1Khalil Gibran, l'auteur du Prophètepar MD68 le 17-06-2010

"Le Prophète" est l'œuvre la plus connue de l'écrivain et peintre libanais Khalil Gibran. Elle est devenue depuis sa première parution en 1923 un livre-culte, une référence pour des générations de lecteurs à la recherche de spiritualité et de sagesse universelle. La vie de Gibran est magistralement dépeinte par l'écrivain Alexandre Najjar, lui aussi d'origine libanaise. Cette biographie très complète est basée sur des recherches étendues qui ont mené notamment à la découverte d'informations inédites. Elle est construite tantôt comme un portrait, tantôt quasiment comme un roman. Elle éclaire d'un jour nouveau la destinée d'un personnage hors du commun qui a su à merveille combiner littérature arabe et langue anglaise.

Histoire du Liban (Bu?trus D?ib)

note: 1Histoire du Libanpar MD68 le 17-06-2010

Dans une somme de quelques mille pages, un collectif d'historiens libanais et français brosse une histoire du pays du cèdre, de la période phénicienne à la veille de la guerre civile en 1975.
Long de 210 km et large de 90 km, ce petit pays a connu une histoire mouvementée, marquée par de multiples invasions et la difficile construction d'une identité libanaise.
Après l'Antiquité qui voit les civilisations phénicienne et gréco-romaine prospérer sur la côte, la conquête arabe en 637 marque le début de l'histoire de la montagne libanaise, où se réfugient des communautés religieuses hétérodoxes (Chrétiens maronites et Musulmans druzes). Sous la longue tutelle ottomane (1516- 1918), la montagne libanaise dispose d'une autonomie de fait, marquée au milieu du 19e siècle par des heurts entre communautés, provoquant une intervention militaire française. Le Liban accède totalement à l'indépendance en 1946.
Un ouvrage de référence pour comprendre le Liban d'aujourd'hui.

Avoir 20 ans à Beyrouth (Michel Bousquet)

note: 1Avoir 20 ans à Beyrouthpar MD68 le 15-06-2010

Prises en 1998 et 1999, ces photographies en noir et blanc illustrent la renaissance du Liban après la guerre civile. Les équipes de football s'affrontent au pied des immeubles éventrés, les gens font du sport sur le front de mer,…
Entre famille et amis, études et pratiques religieuses, loisirs en extérieur et soirées techno, Michel Bousquet surprend les moments de joie des jeunes de Beyrouth, mais aussi une certaine mélancolie dans leur regard. Le texte d'Iskandar Habache retrace les difficultés d'une république à base communautaire, y compris ses conséquences dans la vie quotidienne des habitants.
Un angle original pour approcher le Liban.

Najwa ou La mauvaise réputation (Kochka)

note: 1Najwa ou La mauvaise réputationpar MD68 le 15-06-2010

Youssef et Najwa son épouse habitent un petit village de montagne Au Moyen-Orient. Najwa,enceinte de six mois attend son troisième enfant. Mais déjà les contractions se font sentir. La vieille Oum Khalifé, accoucheuse et guérisseuse lui ordonne alors de rester couchée jusqu'à la fin de la grossesse. Pour Najwa, rester couchée à ne rien faire, ce n'est pas dans ses habitudes. Que dira-t-on d'elle ? Les nouvelles se répandent si vite dans le village. C'est alors que Youssef a l'idée de lui offrir une télévision…
Dans un style vif et direct, l'auteur aborde le thème de la place des femmes dans une société encore traditionnelle. Elle montre comment un simple téléviseur leur ouvrira les yeux sur leur condition. Avec des personnages hauts en couleur, ce roman traite avec originalité de l'évolution des mentalités dans une société qui se modernise.
Un beau roman à découvrir dés 11 ans.

La fille de l'ogre (Françoise Joire)

note: 1La fille de l'ogrepar MD68 le 15-06-2010

Alors qu'elle a sept ans, Warda reçoit de sa mère mourante une poule qui pond des pierres précieuses. Ce cadeau attise la convoitise de sa belle-mère et de ses trois filles. Warda se trouve jetée au fond d'un puit par ces quatre harpies. C'est alors qu'elle rencontre l'ogre et que ce dernier, par un quiproquo scatologique, va en faire sa fille. De nombreuses péripéties mettant en scène des colombes auront lieu. Jusqu'au dénouement final où les trois méchantes sœurs seront punies comme il se doit. Un conte à la trame classique même si Warda n'est pas fille de roi. La recherche iconographique et les calligraphies pointillistes donnent envie de lire et relire ce conte traditionnel publié en édition bilingue français-arabe.

La fille aux cheveux courts (Kochka)

note: 1La fille aux cheveux courtspar MD68 le 15-06-2010

1976, à Beyrouth, la guerre éclate. Nabil, le fils du concierge découvre le cahier "top secret" de Marie, une française qui a quitté le pays précipitamment. Nabil découvre que Marie souffre du manque d'amour de sa mère. Il est bouleversé car il avait toujours projeté dans cette femme l'image de sa propre mère décédée à sa naissance. Au fil des pages, Nabil découvre les échecs de Marie pour se faire aimer et ainsi gagner confiance en elle. Ce texte de Kochka est très sensible. Il parle de la rencontre de deux adolescents que tout sépare (milieu social, terre d'origine, guerre) et qui recherchent tous deux l'amour pour se réaliser.

Contes du Liban (Praline Gay-Para)

note: 1Contes du Libanpar MD68 le 15-06-2010

Dans ce recueil de contes, Praline Gay-Para, auteur jeunesse et conteuse d'origine libanaise, a réuni les contes du Liban comme on les raconte encore aujourd'hui. Elle les a recueillis entre 1979 et 1984, ce qui explique pourquoi ils font souvent allusion à notre monde actuel.
On y découvre comment fut guérie la princesse qui avait avalé des œufs de serpent, et comment une planteuse de cumin qui n'a pas sa langue dans sa poche arrive à ses fins, ou bien encore par quels moyens un fils de roi apprivoise l'homme-lion.
Que de plaisir à la lecture de ces contes du Liban ! A partir de 9 ans.

note: 1Contes du Libanpar MD68 le 15-06-2010

Dans ce recueil de contes, Praline Gay-Para, auteur jeunesse et conteuse d'origine libanaise, a réuni les contes du Liban comme on les raconte encore aujourd'hui. Elle les a recueillis entre 1979 et 1984, ce qui explique pourquoi ils font souvent allusion à notre monde actuel.
On y découvre comment fut guérie la princesse qui avait avalé des œufs de serpent, et comment une planteuse de cumin qui n'a pas sa langue dans sa poche arrive à ses fins, ou bien encore par quels moyens un fils de roi apprivoise l'homme-lion.
Que de plaisir à la lecture de ces contes du Liban ! A partir de 9 ans.

Yalo (Ily?as ?H?ur?i)

note: 1Yalopar MD68 le 15-06-2010

Affaibli par ses relations à sa mère et par la guerre de Beyrouth, le jeune Yalo se laisse piéger en s'embrigadant dans une bande de pillards. Vêtu d'un long manteau noir, il épie les couples d'amoureux, le soir, près d'une pinède, et les détrousse, allant parfois jusqu'à violer les femmes. Sa dernière victime, dont il tombe amoureux, le dénonce à la police. Etranger à sa vie, à son interrogatoire, coupable, mais pas de la culpabilité recherchée par l'inspecteur, le corps lacéré par d'atroces tortures, Yalo s'échappe en écrivant le récit de sa vie, destiné à ses juges, et imbrique les souvenirs les uns dans les autres comme des poupées russes. "Les mots n'expriment pas les choses, mais les couvrent", et à la recherche perpétuelle de son identité et de son âme, il découvre le vertige et la magie de l'écriture, récit qu'il devra reprendre, suite à la cruauté de l'inspecteur qui lui souille ses premiers écrits. Abimé dans sa chair et sans nouvelle de sa mère, il lui dédie son texte.

Ville à vif (?Im?an ?Humayd?an)

note: 1Ville à vifpar MD68 le 15-06-2010

C'est un livre à quatre voix, celles de quatre femmes dont le destin est lié par un lieu, leur immeuble et abri à Beyrouth. Ces femmes de confessions différentes livrent leur vécu de la guerre. Elles ont toutes subi la perte ou l'éloignement d'un proche.
A la violence, aux bombardements quotidiens et au flot de réfugiés répondent des formes de résistance différentes pour chacune sur fond d'isolement et d'enfermement.
L'écriture, empreinte de poésie, tempère habilement la dureté du sujet.

Sept pierres pour la femme adultère (Vénus Khoury-Ghata)

note: 1Sept pierres pour la femme adultèrepar MD68 le 15-06-2010

Peut-on changer le destin d'autrui ? Peut-on aller contre le poids des coutumes et des traditions dans le seul but de sauver une vie ?
Voici la problématique à laquelle va être confrontée une femme française partie, lors d'une mission humanitaire, soigner son chagrin d'amour dans un pays ravagé par la guerre et le soleil de plomb, lorsqu'elle se prend d'affection pour une femme mariée destinée à être lapidée pour avoir eu une relation adultère non consentie avec un homme, une nuit où elle cherchait son chat et dont elle attend un enfant.
Un texte à l'image même de la vie d'une femme : fort, tendre, plein de désir et de sang mais aussi de poésie. Un hommage à toutes les femmes du monde.

Rouge anémone (Nabil Saleh)

note: 1Rouge anémonepar MD68 le 15-06-2010

La légende de Vénus et Adonis constitue la toile de fond de ce roman qui se déroule au Liban en 1935. Dans une école religieuse de Byblos tenue par des françaises, Zahra et Leila doivent jouer une pièce de théâtre inspirée par cette légende, écrite par Sœur Amélie. Le jeune Badr, d'une beauté divine, est engagé par le couvent comme jardinier. Son arrivée va provoquer une série d'événements tumultueux.
Ce roman est une magnifique peinture des rapports franco-libanais du début du 20ème siècle et d'une sociétè très influencée par la religion et les coutumes ancestrales.

Retour au pays natal (André Bercoff)

note: 1Retour au pays natalpar MD68 le 15-06-2010

Enfant de Beyrouth où il a vécu une vingtaine d'année, André Bercoff, journaliste et écrivain, est retourné en cette terre douloureuse et cependant toujours vivante.
Le mythe de Beyrouth subsiste grâce à des écrivains qui la décrivent, la rêvent et en célèbrent tour à tour la beauté éphémère et la joie de vivre persistante. Car ce n'est qu'après avoir vécu Beyrouth, s'y être promené, attablé, avoir humé ses odeurs et rencontré ses habitants que l'on en acquiert le goût !
André Bercoff nous fait partager sous forme de chroniques, ses souvenirs et la réalité de ce pays.
C'était il y a quarante ans et rien n'a changé…

Le Prophète (Khalil Gibran)

note: 1Le Prophètepar MD68 le 15-06-2010

Al Mustapha, l'élu, le prophète, quitte Orphalese après douze ans d'exil. Brûlant du désir de revoir sa terre et les siens, il ressent soudain toute l'amertume de quitter le lieu de sa solitude. Almitra, la voyante, l'invite à faire don d'un peu de sa sagesse au peuple d'Orphalese venu sur les lieux de son départ, lui qui ne possédait rien d'autre que ses silences. Se succèdent alors une série de réflexions dont le déroulement suit celui de l'existence humaine. De l'Amour à la Mort, sentiments et réalités sont décryptés dans un doux mélange de sérénité et de lucidité.
Cette œuvre, best-seller mondial et livre culte, traduit le mieux le message mystique dont était porteur le libanais Khalil Gibran et reste une référence spirituelle incontournable. La poésie, la sagesse, la beauté de l'expression, tout parle droit au cœur et à l'esprit et propose une méditation philosophique profondément humaine. C'est un véritable hymne à la vie et à l'épanouissement de soi.

Poste restante, Beyrouth (Hanan el- Cheikh)

note: 1Poste restante, Beyrouthpar MD68 le 15-06-2010

Sa meilleure amie exilée, son amant, sa grand-mère, Billie Holiday, la guerre ou la Terre libanaise sont les correspondants, réels ou imaginaires, auxquels s'adresse l'héroïne de ce roman. Au fil de ces lettres, Esmahane raconte le quotidien de Beyrouth en guerre, la ville éclatée, la saveur douce-amère des souvenirs,et tente de trouver une réponse à la lancinante question : faut-il, ou peut-elle, quitter sa ville en guerrre ? Des scènes terribles alternent avec des moments cocasses, et la tendresse de l'auteur pour sa ville et ses habitants font de ce récit intimiste et réaliste un très beau beau roman, émouvant et drôle.
L'auteure, née en 1945 , est issue d'une famille chiite du sud Liban. Elle s'est finalement exilée, et après avoir séjourné au Caire et dans des pays du Golfe, elle vit maintenant à Londres. Elle a écrit plusieurs romans et des nouvelles.

Origines (Amin Maalouf)

note: 1Originespar MD68 le 15-06-2010

Amin Maalouf est un auteur qu'on ne présente plus. Il revient, dans cet ouvrage, sur ses origines. Il explore le passé familial et part à la recherche de ses ancêtres, grands-parents, oncles partis à Cuba ou aux Etats-Unis et qui ont laissé des lettres, des poèmes, des archives, maigres parfois comme les souvenirs dans les mémoires de leurs proches, mais que l'auteur explore, vaille que vaille, jusqu'à partir dans les pays où ils ont vécu. Un livre passionnant qui permet de comprendre qu'être libanais ne peut pas se définir simplement, c'est un mélange foisonnant de cultures, de religions, mais aussi de désir d'être ailleurs…

Noces de cendres (Éliane Serdan)

note: 1Noces de cendrespar MD68 le 14-06-2010

"On ne guérit jamais de son enfance, mais il est possible de ne pas en mourir". Ce texte très largement autobiographique débute par l'exil de la narratrice de son Liban natal. Sa famille s'installe en Provence dans les années cinquante et la vie n'y est pas facile. Le premier été sera celui du malheur, la rencontre avec un oncle incestueux qui abusera de la jeune enfant sans violence. L'époque, la culture familliale, la religion enfermeront la narratrice dans un processus de silence destructeur qui atteindra son paroxysme trente ans plus tard avec une sévère dépression. Le récit d'Eliane Serdan est d'une grande force, servi par un style sobre et sensible.

La maîtresse du notable (Vénus Khoury-Ghata)

note: 1La maîtresse du notablepar MD68 le 14-06-2010

Dans un immeuble situé sur la frontière des secteurs musulman et chrétien, survivent quelques personnages qui n'ont pas fui. Sur le toit de l'immeuble un franc-tireur s'est installé, et Flora, la blonde polonaise, s'est sauvée le lendemain de la naissance de son bébé, pour rejoindre le notable, son amant, en secteur musulman. Le départ de Flora exacerbe les difficultés entre les secteurs, et altère les sentiments et les relations au sein de l'immeuble.
Des personnages attachants et hauts en couleur, une histoire où violence et sensualité sont mêlées, donnent à voir une société libanaise fortement déstabilisée par la guerre civile, qui vient de s'achever.

La Maison sans racines (Andrée Chedid)

note: 1La maison sans racinespar MD68 le 14-06-2010

Sybil, douze ans, habite les Etats-Unis. Sa grand-mère Kalya, la cinquantaine, vit à Paris. Elles ne se sont jamais rencontrées et décident de passer leurs prochaines vacances au Liban, pays de leurs ancêtres.
Pour Sybil, c'est d'abord une découverte ensoleillée, pour Kalya ce fut le lieu de ses vacances insouciantes d'adolescente. Mais dans ce pays où règne une tension jusque là inconnue, quel sera le destin de ces deux êtres venus à la rencontre de la tendresse? Nous sommes en 1975 à Beyrouth, à l'aube de la tragédie…
Passé et présent, souvenirs et réalités, alternent dans ce roman poignant et fort dont le mouvement va crescendo comme l'implacable marche de l'Histoire.

Une maison au bord des larmes (Vénus Khoury-Ghata)

note: 1Une maison au bord des larmespar MD68 le 14-06-2010

C'est la longue déchéance de son frère qu'évoque Vénus Khoury-Ghata dans ce récit impitoyable et tragique. Doué, promis à un avenir poétique exceptionnel, mais déchiré entre l'art, la drogue et un père tyrannique, ce frère s'abîme en lui-même : il est le mouton noir de cette famille singulière autour de laquelle gravite, dans le Liban des annèes 50, un univers de petites gens, dont plusieurs iront rejoindre la grande cohorte des morts de la guerre civile.
Comment assassine-t-on un poète ? Dans ce court roman intime, dédié à ce frère brisé, Vénus Khoury-Ghata se libère de sa souffrance et de sa honte et y puisera sa soif d'écrire. Ces phrases si empreintes d'émotion et de poésie ne peuvent que toucher le lecteur.

Londres mon amour (Hanan el- Cheikh)

note: 1Londres, mon amourpar MD68 le 14-06-2010

Drôle et sensuel, ce roman rend hommage au Londres cosmopolite qui accueille les arabes exilés ou déphasés. Deux femmes et un homme ; Lamis, une jeune divorcée irakienne, Amira, une prostituée marocaine et Samir, un homosexuel libanais, se retrouvent dans la capitale britannique après une scène burlesque dans un avion.
Loin des convenances sociales de leurs pays, mais fiers de leurs cultures d'origine, ces trois personnages vont découvrir avec étonnement l'amour et la sensualité.
Dans une polyphonie de personnages et de rencontres, ce roman qui regorge de souvenirs n'hésite pas à aborder la politique et surtout la question de l'Irak.
Libanaise, l'auteure vit à Londres depuis la guerre civile. Elle a étudié au Caire et dans les pays du Golfe.

Liban, les larmes ont la couleur de l'eau (Laurice Schehadé)

note: 1Liban, les larmes ont la couleur de l'eaupar MD68 le 14-06-2010

Les phrases ciselées de Laurice Schehadé sonnent comme des poèmes en prose. La narratrice côtoie une galerie de personnages hauts en couleur, tant par leur grandeur que leur déchéance : amours malheureuses, destins brisés, inadaptation au monde,…
Les textes, dépouillés et intimes à la fois, donnent à percevoir un Liban attachant. Ils révèlent l'omniprésence de la famille élargie, la vie au milieu des servantes et autres obligés, la place de la religion et de la charité.
Les récits sur les villageois parlent de folie, collective ou individuelle ; du paria, craint et respecté à la fois.
Une découverte du Liban poétique dans un bel objet livre !

Learning english (Rachid el- Daïf)

note: 1Learning englishpar MD68 le 14-06-2010

Au "Café de Paris" à Beyrouth, le narrateur apprend en parcourant le journal la mort de son père , Hamad El-D., assassiné en pleine rue de Zghorta pour raison de vengeance entre familles rivales. Personne ne l'a informé…
Ce crime et le silence qui l'entoure bouleversent Rachid El-D., un libanais moderne, enseignant à l'université, passionné de nouvelles technologies, divorcé et qui a pour souci de perfectionner son anglais.
Sous le choc, il revisite son histoire familiale pour comprendre. Dans cette autofiction, c'est la réalité sociale d'un Liban à la fois moderne et archaïque qu'interroge l'auteur. Le récit évolue en une longue réflexion sur l'incommunication où s'entremêlent haines familiales, apprentissage de la sexualité, crimes d'honneur, position des caïds locaux ainsi que le rôle des femmes et des mères, ici remarquablement abordé.

L'immeuble de Mathilde (Hassan Daoud)

note: 1L'immeuble de Mathildepar MD68 le 14-06-2010

Dans un immeuble de Beyrouth, vivent des familles venues du sud-liban ou de la montagne, des immigrés russes, des arméniens, des Beyrouthins chrétiens, musulmans. Tous se côtoient, se fréquentent, partagent des moments du quotidien et les fêtes.
Les points de vue des habitants s'entrecroisent, accentuant l'effet de foisonnement, de rencontres, de vies qui se frôlent et s'interpénètrent dans un tourbillon continu, donnant une image du mode de vie libanais, intercommunautaire, qui sera fortement mis en cause par la guerre.

L'homme assis (Sélim Nassib)

note: 1L'Homme assispar MD68 le 14-06-2010

Quatorze courtes nouvelles pour nous raconter l'Orient d'aujourd'hui. "Notre monde est un cercle dont le centre est là où l'on se trouve". C'est un monde où les guerres déchirent le cœur des hommes. Musulmans, juifs et chrétiens ont oublié qu'ils ont jadis vécu ensemble. Ils s'en souviennent lorsqu'ils doivent sauver un voisin ou une amie. C'est aussi un monde où les femmes, gardiennes de l'ordre et des apparences, refusent leur destin tout tracé. Elles se laissent aller à rêver d'amour et de passion jusqu'à en braver les interdits. Sélim Nassib, journaliste né au Liban en 1946, a écrit ces textes pour la presse occidentale. Ces portraits et ces petits instants du quotidien parfois empreints de la nostalgie d'un passé révolu en disent long sur cet Orient d'aujourd'hui brisé par la haine et les guerres.

Histoires de goules (Véronique Lagny-Delatour)

note: 1Histoires de goulespar MD68 le 14-06-2010

La préface de Véronique Lagny Delatour nous rappelle que vingt ans de guerre au Liban, c'est aussi la disparition d'une partie de la tradition orale, "des petits morceaux de patrimoine en perdition". La transmission ne s'opère plus aussi bien entre les générations. Cet ouvrage présente douze contes, où se croisent les traditionnels ogres, sultans, princesses mais également un pou envahissant et une souricette en mal de mari. On découvrira une variante aux " trois petits cochons" dans laquelle le pet d'une sorcière (une Goule) remplace le souffle du loup !
Des histoires à lire et à raconter afin qu'elles ne se perdent pas dans la nuit des temps…

Histoire de la grande maison (?Sar?if Ma?gdal?an?i)

note: 1Histoire de la grande maisonpar MD68 le 14-06-2010

Le narrateur de ce roman nous relate l'histoire de son grand père : Wakim Nassar, de la fin du XIXe siècle, à la veille de la seconde guerre mondiale. Comment ce dernier fit fortune en introduisant l'oranger, là où les mûriers occupaient jusqu'ici les terres, comment il bâtit "la grande maison", comment il devint un personnage puissant, puis ce qui entraina le déclin de son domaine et sa chute.
Cette histoire, il la recrée à partir de fragments épars, souvenirs de famille, faits présumés, allusions, secrets devinés. Au fil d'une trame très classique, Charif Majdalani nous livre un texte magnifique qui aborde l'histoire du Liban, mais constitue aussi une réflexion sur les rapports au passé familial, ou comment en voulant restituer l'histoire, on ne fait souvent que la réinventer.

Femmes de sable et de myrrhe (Hanan el- Cheikh)

note: 1Femmes de sable et de myrrhepar MD68 le 14-06-2010

Une ville pétrolière en plein désert arabe. Deux femmes originaires de cette cité : Nour et Tamar ; deux étrangères, l'une Libanaise : Soha, l'autre Américaine : Susan. Elles suivent quatre destins très différents, mais partagent un même mal-être, entre enfermement et ouverture au monde, entre négation du désir et sensualité.
Dans ce magnifique roman traduit de l'arabe, Hanan El-Cheikh nous dépeint des personnages touchants, composant ainsi une ode à la femme d'une grande poésie.

Fais voir tes jambes, Leïla ! (Ra?s?id al- ?Da??if)

note: 1Fais voir tes jambes, Leïla !par MD68 le 14-06-2010

Le narrateur, cloué sur un lit d'hôpital, tente de rassembler ses souvenirs sur les évènements qui l'ont ammené à cette situation. Cet homme de trente cinq ans, immature, cynique et magouilleur doit résoudre deux problèmes. Tout d'abord, se débarasser rapidement de sa voiture japonaise pour laquelle il ne trouve pas de pièces de rechange. Il doit surtout empêcher son vieux père de se remarier avec une femme de 30 ans et de vendre l'appartement familial. Il est prêt à tout, même à utiliser sa petite amie. Mais rien ne se déroulera comme prévu. C'est un Liban insolite aux mœurs parfois lestes, une satire féroce de la société que nous décrit Rachid El-Daïf dans un style moderne où le rire n'est pas absent !

Les échelles du Levant (Amin Maalouf)

note: 1Les échelles du Levantpar MD68 le 14-06-2010

Les Echelles du Levant sont les ports de la Méditerranée Orientale, lieux de commerce, mais aussi de croisement et de rencontre entre les civilisations et les hommes. Entre Constantinople, Adana, Beyrouth et Haïfa, le personnage principal, dont A. Maalouf nous conte l'histoire, a vécu une vie mouvementée, marquée par l'effondrement de l'Empire Ottoman et les guerres du Proche-Orient. Prendre en mains sa propre vie en se libérant des héritages l'entrainera pour un temps en France, où il participe à la Résistance, et où il rencontre l'amour avec Clara, une jeune Juive. Mais la folie qui domine le Levant et aussi sa propre famille ne le laissera pas indemne.
Ce roman de lecture facile permet une incursion dans l'histoire mouvementée de la Méditerranée orientale et donne l'envie de l'approfondir.

Des jours en trop (Hassan Daoud)

note: 1Des jours en troppar MD68 le 14-06-2010

Le narrateur est âgé, mais quel est son âge exact ? Personne ne le sait. Personnage acariâtre, il se rebelle contre sa famille qui voudrait bien l'enfermer dans un statut d'assisté et de personne vouée à une mort imminente, mais aussi contre la déchéance physique. Le grand âge, dans ce village du sud-Liban comme ailleurs, est difficile à vivre, et l'agressivité à l'égard de l'entourage trop préoccupé par la vie quotidienne et les soucis personnels, n'est bien souvent que la dernière arme pour ne pas s'effondrer et sauvegarder sa dignité.
L'écriture épouse le ressenti intime du personnage et donne un éclairage nouveau sur des situations quotidiennes.
Hassan Daoud nous livre ici un roman magistral tout en nuances et en finesse, qui, écrit à la première personne, fait entrer le lecteur dans la psychologie de la personne âgée et l'invite à porter un autre regard sur la fin de la vie.

Clandestin (Sélim Nassib)

note: 1Clandestinpar MD68 le 14-06-2010

Youssef, jeune garçon juif, raconte son enfance dans le Liban des années 1950-60 : son amitié avec un musulman, sa famille où les femmes sont omniprésentes, les cérémonies religieuses juives et leur symbolique dans la vie du jeune garçon. Il s'agit d'un livre dense où moments anecdotiques et graves se côtoient. Plusieurs thématiques sont abordées : les rapports entre communautés, la place de la religion, le passage à l'adolescence, la question des origines et de l'identité dans un pays composite.

Le cimetière des rêves (Hanan el- Cheikh)

note: 1Le cimetières des rêvespar MD68 le 14-06-2010

Hanan El-Cheick, romancière libanaise, vit à Londres. Dans ce recueil, les protagonistes sont des femmes arabes. A travers des histoires courtes et attachantes, elles affirment leur force de caractère. Pleines de rêves et de doutes, elles rompent avec la monotonie de leur existence.
Dans La Foire aux mariés, la belle Almaza se prépare toute l'année pour cette grande occasion : faire connaissance avec un jeune homme qui demandera sa main. Mais chaque année, elle revient seule, laissant les gens du village à leurs interrogations.

Douze écrivains libanais (Mohammed Kacimi el- Hassani)

note: 1Les Belles Etrangèrespar MD68 le 14-06-2010

Cette anthologie réunit des textes inédits des douze écrivains libanais invités en France par le Centre National du Livre, à l'occasion de l'édition 2007 des Belles Etrangères. Nouvelles, extraits de romans, bande dessinée, poèmes, ces textes nous font découvrir l'extraordinaire diversité d'une littérature issue d'un pays multiconfessionnel et très marqué historiquement. Le DVD qui accompagne cette anthologie présente des portraits des douze auteurs, qui exposent leur vision de la littérature et de la société libanaise actuelle. Parmi eux, nous retrouvons Yasmina Traboulsi et Hassan Daoud invités par la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin en novembre 2007.

L'armoire des ombres (Hyam Yared)

note: 1L'Armoire des ombrespar MD68 le 14-06-2010

Une comédienne joue sa vie avec des ombres. La pièce de théâtre dont elle est la seule protagoniste n'est pas écrite. Seule la situation dramatique est posée : une actrice sur scène, une chaise et une armoire contenant des ombres. L'ombre de l'actrice est quant à elle consignée au vestiaire. Dès lors la comédienne doit improviser chaque soir avec pour toile de fond les manifestations de Beyrouth en 2005. Les ombres sont le reflet de sa propre vie et du Liban en crise. Chaque soir elle et le pays découvrent une nouvelle facette de leur identité et démasquent leur face cachée. Ce roman est une allégorie toute en suspens sur le peu de place des individus, notamment des femmes, dans la société libanaise.

Le Cerf-volant (Randa Chahal Sabbag)

note: 1Le Cerf-volantpar MD68 le 14-06-2010

Lamia a 16 ans, elle vit dans un village druze du sud Liban. Comme d'autres enfants, elle va souvent faire voler son cerf-volant sur une colline, à proximité des barbelés qui marquent la frontière avec Israël. Depuis son mirador, Youssef, un jeune soldat druze israëlien l'observe avec ses jumelles, et tombe amoureux d'elle.
Mais Lamia a désormais l'âge de se marier, sa famille lui a choisi un cousin qui habite la partie annexée par Israël.
Pour cette raison, elle obtient un laissez-passer, et seule en robe de mariée, elle traverse le no man's land qui sépare les deux postes frontière.
Randa Chahal Sabbag signe ici un film qui oscille entre rêve et réalité et aborde des thèmes qui touchent à sa propre identité : celui de la frontière, de l'occupation, de la fragilité de la liberté. Elle nous offre aussi un portrait sensible et emprunt d'humour de cette population musulmane qui vit partagée entre le Liban, Israël et la Syrie et que le tracé des frontières a séparé.

Le monde de la country (Andrew Vaughan)

note: 1Le monde de la countrypar MD68 le 06-10-2010

Ce livre retrace l'essor de ce genre musical au fil des décennies, depuis
les cow boys chantants jusqu'aux mouvements rockabilly, pop, swing, honkytonk…
La country a parcouru du chemin depuis sa naissance dans les appalaches et les Great Smokey mountains, elle est devenue un langage universel !
Loin d'être une analyse historique, ce livre dresse le chaleureux portrait des musiciens country, en détaillant leur carrière et leur musique. Au fil des pages vous trouverez Hank Williams, Emmylou Harris, Dolly Parton, Linda Ronstadt, Kenny Rodgers, Willie Nelson… Illustré de plus de 200 photographies, cet ouvrage ne manquera pas de séduire les amateurs de country et les autres !

Country (Nick Tosches)

note: 1Country : les racines tordues du rock'n'rollpar MD68 le 06-10-2010

Nick Tosches, critique musical rock et auteur américain, livre dans cet ouvrage [première édition de 1977], un hymne à la culture américaine dont la country-music est un des piliers.
L'ennui du sujet dont on pourrait craindre que le livre soit le reflet est balayé par ce rockeur d'auteur car il invite le lecteur à une passionnante description des pionniers oubliés, des perdants, des blackface inconnus et de toute une mythologie de laissés pour compte de la country. Parsemé de textes de paroles de chansons traduites, de références discographiques, d'anecdotes scabreuses ou de faits historiques, cet ouvrage met de côté les santiags et les franges pour redonner à ce genre musical populaire ses lettres de noblesse et sa place dans la construction mythologique américaine.

Pratique de l'harmonica de poche (Peter Piuckow)

note: 1Pratique de l'harmonica de pochepar MD68 le 06-10-2010

Un harmonica lors de son adoption se doit d'être baptisé, c'est la coutume, et ce dans un liquide [du plus clair au plus corsé, selon les goûts] ou directement en bouche durant 10 ou 20 minutes, c'est-à-dire le temps qu'il faut pour découvrir cette méthode ultra-complète pour débuter et approfondir les styles folk, pop, jazz, country ou rock joués à l'harmonica. Cet instrument de musique portable est né dans sa forme actuelle en Allemagne au début du 19e siècle pour le diatonique [le plus populaire] et en 1918 pour le chromatique [12 notes pour le jazz et la musique classique] tandis que l'harmonica à anches de bois est ancestrale en Chine. Pratique de la respiration, de la torsion de notes, des mélodies en accords et de la technique de solos, voilà ce qui vous attend avant de partager le plaisir de communiquer en harmonie K.

Guitares (Antoine Pascal)

note: 1Guitarespar MD68 le 06-10-2010

Collings, Dobro, Epiphone… si ces noms sonnent à vos oreilles alors lisez Antoine Pascal, guitariste de son état, rendant hommage à cet instrument universel dans cet ouvrage parsemé de monographies illustrées et agrémentées de notes techniques et historiques sur les modèles marquants de l'épopée de la guitare.
Citons Epiphone par exemple, fabriquant de banjos, de guitares acoustiques et semi-acoustiques, ou la SJ-200 de Gibson qui fit les belles heures des cow-boys chantants des années 30-40, ou bien encore National, avec la Tricone square-neck [manche carré] à résonateur, dédiée au slide.
Modernes ou vintage et issues de la créativité des concepteurs et designers, les guitares présentées sont des musts tant au niveau musical que de leur singularités organologiques.

Guide de la country music et du folk (Gérard Herzhaft)

note: 1Guide de la country music et de la folkpar MD68 le 06-10-2010

Toute l'histoire de la musique country depuis les Apalaches, en passant par la musique western, le bluegrass, l'histoire du banjo, les diverses influences ethniques, une multitude de musiciens et l'histoire des régions américaines. Gérard Herzhaft et Jacques Brémond nous donnent ici à lire et à compulser un guide nécessaire et indispensable à une bonne appréhension de ces musiques américaines pas forcément blanches.

Americana (Gérard Herzhaft)

note: 1Americanapar MD68 le 06-10-2010

Ce livre, résultat d'années de recherches, permet de comprendre le formidable creuset d'influences qu'est la musique américaine "de la Préhistoire à l'industrie du disque". Où l'on apprend l'importance des musique du Grand Nord Arctique, des musiques indiennes, anglaises, cajuns, françaises, allemandes, hispaniques, noires africaines, festives, rituelles et religieuses. Ce livre est une merveille pour toute personne intéressée par les musiques d'Amérique du Nord. Mr Herzhaft est musicologue, romancier, musicien, c'est le spécialiste français de ces musiques.

Western (ETAS UNIS)

note: 1Western : cowboy ballads and songspar MD68 le 06-10-2010

Cette anthologie de 2 CD est présentée sous forme historique par Gérard Herzhaft, grand spécialiste des musiques populaires traditionnelles d'Amérique du Nord.
Le premier disque regroupe des vraies chansons traditionnelles de cowboys et de vaqueros (cowboys mexicains) qui ont été popularisées par le cinéma parlant dés les années 30. A la suite de quoi on peut parler de l'existence d'une chanson cowboys-d'Hollywood. On comprendra à la lecture du livret et à l'écoute de ces deux disques combien ces musiques sont importantes dans le monde de la Country Music.

Kleina au pays de la country music (Anny Versini)

note: 1Au pays de la country musicpar MD68 le 06-10-2010

Ce conte souvent insolite, émouvant ou drôle raconte l’histoire de Kleina, une guitare classique qui part pour l’Amérique à la recherche des musiques country (western, blues, boogie-woogie, bluegrass, cajun, ragtime, jazz…).
Là-bas, Kleina rencontre de nouveaux amis : une guitare jazz, dont elle tombe amoureuse, une guitare folk et même un banjo. Ces instruments forment avec elle une nouvelle famille et bientôt un heureux évènement… la naissance d’une guitare… électrique !
Empruntant tour à tour le bus, les trains de marchandises, les bateaux à roue du Mississippi, les guitares nous font découvrir le sud des Etats-Unis avec ses traditions et son folklore.
Un voyage musical, des musiques dynamiques comme savent si bien le faire Anne et Jean-Marc Versini.

Au pays de la country-music (Jean-Marc Versini)

note: 1Au pays de la country musicpar MD68 le 06-10-2010

Ce conte souvent insolite, émouvant ou drôle raconte l’histoire de Kleina, une guitare classique qui part pour l’Amérique à la recherche des musiques country (western, blues, boogie-woogie, bluegrass, cajun, ragtime, jazz…).
Là-bas, Kleina rencontre de nouveaux amis : une guitare jazz, dont elle tombe amoureuse, une guitare folk et même un banjo. Ces instruments forment avec elle une nouvelle famille et bientôt un heureux évènement… la naissance d’une guitare… électrique !
Empruntant tour à tour le bus, les trains de marchandises, les bateaux à roue du Mississippi, les guitares nous font découvrir le sud des Etats-Unis avec ses traditions et son folklore.
Un voyage musical, des musiques dynamiques comme savent si bien le faire Anne et Jean-Marc Versini.

Private radio (Billy Bob Thornton)

note: 1Private radiopar MD68 le 06-10-2010

Billy Bob, plus connu comme acteur ("The Barber", "Bandits", "Intolérable cruauté",…), nous invite à un voyage musical de country classique.
Cet album est riche et coule à merveille, une country qui s'écarte des clichés pour se faire américana corsée. Il frôle la puissance d'un Johnny Cash, en plus appuyé, et d'un Chris Isaac en plus grave.
Une très belle reprise "He was a friend" des Byrds (le morceau a une longue histoire écrit par Leadbelly en 1935, il a été repris par Bob Dylan en 1961 !)
Sa voix est belle, tout comme son allure !! Et il s'en sert à merveille…

Texas folk songs (Alan Lomax)

note: 1Texas folk songspar MD68 le 06-10-2010

Alan Lomax est une sommité dans le monde des collecteurs et des collectionneurs de musiques populaires et traditionnelles américaines. A vingt ans, il est devenu le directeur des archives du folklore américain à la Bibliothèque du Congrès. On considère qu'il en possède la plus grande collection au monde. Ce disque de reprises de chansons traditionnelles avec Alan Lomax au chant est d'un grand intérêt. L'accompagnement est traditionnel puisqu'à l'harmonica et au banjo.

O'brother, where art thou ? (BOF) (Anthologies)

note: 1O'Brother where art thou ?par MD68 le 06-10-2010

Les frères Coen ont convoqué la fine fleur du bluegrass et du gospel pour réaliser la bande originale de leur film le plus drôle.
On y entend des violons qui geignent, des voix qui chantent à la lune, on y sent vivre un monde et vibrer une époque.
Quand John Hartford prend son violon et Alison Krauss chante dans un abandon total, c'est un pur moment de délectation.
Toutes les chansons sentent la tourbe et la sueur, le travail pénible sous le soleil de plomb…

Country girl (Jeane Manson)

note: 1Country girlpar MD68 le 06-10-2010

Waouh, un disque miroir ! Celui de Jeane Manson la plus américaine des chanteuses françaises ou la plus froggy des artistes américaines [en concurrence avec Barbara Hendricks].
En effet, deux disques jumeaux, sortis pour ses 30 ans de chansons et enregistrés à Nashville comme il se doit. L'un est chanté en français et l'autre en anglais sans accent ! Mêmes morceaux, même durée, presque une méthode de langue.
Avec plus de 21 millions d'albums vendus dans sa carrière, Jeane, avant de nous dire adieu, livre ici un album passion sur ses racines et transmet cette sincérité sur la galette.
Immanquable : le classique "Stand by your name".

French Country music awards 2004

note: 1French country music awardpar MD68 le 06-10-2010

La devise : "Restez vrais, restez country."
Ensuite la FACM [French Association of Country Music - http://facm.free.fr]
Et puis ce CD réalisé à l'occasion des awards français de la country music au cours desquels Zip Code 2025, le groupe invité des Saveurs Musicales 2008, a obtenu le titre de meilleure formation bluegrass.
Et voilà une compilation rassemblant la crème de la crème de la country.fr et balayant les styles de l'old time country au honky tonk en passant par le western swing, le bluegrass etc…
C'est un voyage initiatique pour le néophyte ou bien le plaisir de retrouver les principaux artistes frenchies pour le redneck accompli, hip hip hip hourray !

Long road out of Eden (Eagles)

note: 5Long road out of Edenpar MD68 le 06-10-2010

28 ans que l'on attendait ce septième album studio des Eagles, créateurs du mythique "Hotel California". Alcool, procès, carrières solos ont comblé leurs vies en attendant de retourner sur la route en 2006.
Mais quel retour ! Avec ce double album composé de 20 titres, c'est comme si ils ne nous avaient jamais quitté. Tout est là : les magnifiques mélodies, les splendides harmonies vocales, l'interprétation instrumentale,... Dès la première écoute, tout paraît évident et simple à la fois. Rien n'a changé. Leur mélange de rythm'n'blues, de bluegrass, de country, de folk et de soft rock sert des mélodies imparables, intemporelles sur des textes très incisifs sur la société américaine, sur la gloire,…
Les Aigles redéploient leurs ailes avec ce double album qui serait une parfaite bande-son pour une virée en pick-up Chevy des fifties dans le désert californien au coucher du soleil avec ces quatre voix qui vous pénètrent le corps, l'âme et le cœur. Messieurs ! Chapeau et Merci !

Nashville skyline (DYLAN ,BOB)

note: 1Nashville skylinepar MD68 le 06-10-2010

"Nashville Skyline" est un album modeste de par sa durée et sa qualité. Bob Dylan nous livre volontairement un album de country pépère, il troque pour l’occasion sa voix éraillée contre un chant de crooner enjôleur… Ses textes, loin des embardées protestataires, font place aux histoires d’amour… Mais on retrouve avec plaisir la rythmique typique (un peu d’harmonica, du piano, de l’orgue, des guitares pour un rendu rustique, parfois tendre ou jovial)
En ouverture, un duo avec Johnny Cash - les deux légendes nous montrent leur talent complémentaire - la voix édulcoré de Dylan se mêle à la profondeur de celle de Cash. Puis les morceaux instrumentaux ou intimistes s’enchaînent, le titre « Peggy Day » donne envie d’enfourcher un canasson et de partir à l’aventure dans la montagne…
Cet album ne semble pas avoir d’autres ambitions que de nous délasser les oreilles…

Déliverance

note: 1Dueling banjospar MD68 le 06-08-2010

Délivrance, c'est la définition du terme : "descente aux enfers". Quatres hommes décident de remonter une rivière dangereuse pour ses rapides, en hommage à la nature et sa faune condamnées par la construction d'un barrage. Lors d'une halte, ces personnes vont être détruites, mentalement puis physiquement, non pas par la nature, mais l'humain. Ce film nous montre le réflexe d'auto-défense, tuer pour survivre…
Cette bande originale du film culte de John Boorman nous plonge dans l'univers de la nature idyllique, accueillante, où l'on peut se ressourcer… mais aussi l'enfer comparable à la sauvagerie…
En ouverture, le célèbre Dueling Banjos, morceau bluegrass joué à l'origine par Lester Flatt et Earl Scruggs.

Dueling banjos (WEISSBERG ,ERIC)

note: 1Dueling banjospar MD68 le 06-08-2010

Délivrance, c'est la définition du terme : "descente aux enfers". Quatres hommes décident de remonter une rivière dangereuse pour ses rapides, en hommage à la nature et sa faune condamnées par la construction d'un barrage. Lors d'une halte, ces personnes vont être détruites, mentalement puis physiquement, non pas par la nature, mais l'humain. Ce film nous montre le réflexe d'auto-défense, tuer pour survivre…
Cette bande originale du film culte de John Boorman nous plonge dans l'univers de la nature idyllique, accueillante, où l'on peut se ressourcer… mais aussi l'enfer comparable à la sauvagerie…
En ouverture, le célèbre Dueling Banjos, morceau bluegrass joué à l'origine par Lester Flatt et Earl Scruggs.

Country Québec

note: 1Country-Québecpar MD68 le 06-08-2010

La country music canadienne a les mêmes caractéristiques que la country music américaine puisqu'elle se développe dans les mêmes conditions : vie itinérante des cowboys cotoyant les troupeaux, rencontres lors des rodéos, grands espaces, vie sauvage … On y retrouve d'ailleurs ces thématiques. La différence majeure avec la country américaine, c'est que la québécoise est chantée en français.
Ces deux disques nous initient merveilleusement à cette country-là. Le livret est remarquable de clarté et de connaissance puisqu'il est de Gérard Herzhaft.

Kings of Cajun 02 (Nathan ABSHIRE)

note: 1Kings of Cajunpar MD68 le 06-08-2010

Nos autres cousins d'Amérique, les Louisianais, savent faire la fête et la font souvent. D'où des musiques pour accompagner les folles soirée comme le cajun influencé par la country et joué plutôt par les blancs au fort accent de là-bas et chantant le patois francophone qu'est le … cajun et puis le zydeco influencé par le blues et joué plutôt par les noirs et plus proche du blues avec toujours ce patois riche en expressions locales.
Les racines de ces deux courants sont communes en partie grâce à l'accordéon et l'utilisation d'instruments rarement joués comme le triangle ou la planche à laver [washboard].
En tous cas vous retrouverez dans ce disque ces deux courants avec des artistes incontournables comme Clifton Chenier, Wayne Toups ou bien Austin Pitre.
Alors poussez les tables et laissez le bon temps rouler !

Rock Hill, SC / Atlanta GA (The Blue Sky Boys)

note: 1Blue sky boyspar MD68 le 06-08-2010

Les BSB, duo vocal des frères Bolick avec Bill à la mandoline et Earl à la guitare ont connus leur heure de gloire durant les années 30-40 en chantant des chansons douces dans la plus grande tradition des Appalaches.
Des Simon & Garfunkel avant l'heure à la sauce country "nasillarde" qui ont gravé certains classiques de la musique américaine.
Ces mélodies répétitives et douces ont, pour certaines, été reprises par Johnny Cash et ils ont influencé par la suite des duos comme les Everly Brothers.

American IV: The man comes around (Johnny Cash)

note: 1Des reprises ? Certainement pas !par MD68 le 06-08-2010

Quand Johnny Cash enregistre cet album de « re-créations », il a déjà sacrément roulé sa bosse avec son autobus, il a aussi plusieurs fois dépassé, la ligne jaune … et maintes fois respirer la blanche. Il est las sans doute.
Vous diriez qu’il a 1000 ans ! Non, il est simplement à la fin de sa route (un peu plus que sixty-six).
Sa voix est fatiguée, usée. On pourrait croire qu’elle n’a plus rien à donner, quelle erreur !
Elle est d’une profondeur que je n’oserai qualifier d’outre-tombe, et en même temps d’une chaleur d’outre-vie. A écouter les yeux fermés et à cœur ouvert …

Cajun (Filé)

note: 1Cajunpar MD68 le 06-08-2010

Ce disque est une anthologie de musique cajun de fêtes. C'est un voyage dans les bayous (méandres abandonnés du fleuve Mississippi) du Sud-Ouest de la Louisiane. Le Zydéco, bien représenté sur ce CD, est une musique festive dont les instruments sont le banjo, l'accordéon, le washboard (planche à laver le linge, portée sur les épaules dont on joue avec les ongles), le violon, la guitare et parfois une section rythmique. La langue des cajuns est un mélange d'ancien français, d'anglais, de créole.

The Rough guide to Bluegrass

note: 1Bluegrasspar MD68 le 06-08-2010

Le Bluegrass est surtout présent dans les Appalaches et le Kentucky. C'est un mélange de scottish (musique de danse écossaise), de polkas d'Europe de l'Est, de musique traditionnelle irlandaises, de blues et de gospel. Ses instruments sont surtout le banjo, le violon, la guitare et la contrebasse. Il est né dans les années 30 et a été relancé par le folk-revival des années 60.

Bluegrass (Red Allen)

note: 1Bluegrasspar MD68 le 06-08-2010

Le Bluegrass est surtout présent dans les Appalaches et le Kentucky. C'est un mélange de scottish (musique de danse écossaise), de polkas d'Europe de l'Est, de musique traditionnelle irlandaises, de blues et de gospel. Ses instruments sont surtout le banjo, le violon, la guitare et la contrebasse. Il est né dans les années 30 et a été relancé par le folk-revival des années 60.

Lave-toi la bouche (Les Amis D'Ta Femme)

note: 1Les amis d'ta femme ou l'art de la provoc'par MD68 le 06-08-2010

C’est la rencontre de trois personnages très rock’n roll, reflétant bien l’esprit très punkisant !!! Un vrai groupe de rock musette qui chante avec conviction la vie de tous les jours.
"Lave toi la bouche", leur second album, est une véritable perle de mauvais goût et de sarcasme. Armés d’un humour grinçant et d’une ironie mordante, les trois compères font de l’authentique. Les amateurs du genre ne manqueront pas d’apprécier le souci du détail et la sincérité avec laquelle nous est dépeinte la réalité, faite de beuverie et de coups de reins, mais aussi de coups de gueule. Leurs influences étant aussi riche que leur vocabulaire, c’est tout naturellement que l’on bascule du musette au tango !! Délicieuse invitation à la débauche qui ravira les connaisseurs et convertira (peut-être) les autres.
Le meilleur moyen de se rendre compte du phénomène Amis d’ta femme, c’est de l’écouter !!!

Bienvenue en Afrique (Andreas Gruber)

note: 1Bienvenue en Afriquepar MD68 le 06-07-2010

Isaac, immigré clandestin débarqué en Autriche, est capturé par deux policiers, après leur avoir échappé une première fois. Ces derniers sont chargés de le rapatrier, simple aller et retour en avion entre Vienne et Accra, juste le temps de le remettre aux autorités ghanéennes. Mais, car il y a toujours un mais, le voyage va s'avérer un peu plus long que prévu ... ou comment on peut facilement se retrouver dans la condition d'un sans-papiers quand on est un flic arrogant et avec pas mal de préjugés dans ses bagages.
Inspirée d'une histoire vraie qui avait agité l'Autriche, Andreas Gruber choisit d'en faire une comédie. Choc des cultures, idées reçues, racisme, autant de sujets engagés qui sont ici traités avec humour, ironie et énergie.
Une satire pour tenter de faire bouger les consciences.

Notre pain quotidien (Nikolaus Geyrhalter)

note: 1Notre pain quotidienpar MD68 le 06-07-2010

Il a fallu deux ans au réalisateur pour rassembler ces images, pendant lesquels, il a visité les mille lieux de l'industrie agroalimentaire, ces arrière-cours de notre société de consommation : serres titanesques, gigantesques plantations, élevage de porc industriel, abattoirs automatisés, etc. Tous ces lieux défilent sous nos yeux, en longs plans fixes, sans un commentaire, sans un mot, sans d'autres sons que celui des arroseurs, des tracteurs, des tapis roulants, le bruissement du blé qui se déverse et les cris des animaux … Des hommes, on en voit, presque robotisés dans leur travail ou silencieux, en pause, dans un décor d'une froideur grandiose, et tout cela exhale une inhumanité absolue.
Et chacune de ces images nous interpelle, nous interroge, et nous renvoie à nos choix de consommateur.
Après "Le cauchemar de Darwin" et "We feed the world", autres œuvres de réalisateurs autrichiens, ce film vient compléter une réflexion sur l'état de la société de consommation occidentale.

Cimetière des oranges amères (Josef Winkler)

note: 1Cimetière des oranges amèrespar MD68 le 06-07-2010

Ce "roman" est un catalogue macabre d'anecdotes plus tragiques les unes que les autres et d'incantations funéraires, chacune suivie ou mêlée d'extraits de livres de prières catholiques hallucinants. Au centre, le récit de la vie du narrateur à Rome, ses rencontres, ses visions morbides ; seules ses aventures sexuelles ramènent à la vie.
C'est une lecture difficile, d'autant plus qu'à nombre de lecteurs, elle rappellera de son enfance ou d'une époque plus proche des souvenirs de cette piété macabre, du dogme selon lequel la vie du chrétien ne devait qu'être une longue souffrance et toute la cruauté sous-entendue et sous-tendue par ces croyances.
Ce livre au style halluciné, à l'écriture nette, précise, violente, évoquant des images très fortes semble être la réponse en écho à la brutalité de la société et l'église autrichiennes que l'auteur a voulu fuir, mais finalement retrouvées en Italie. Un récit qui ne laissera personne indifférent.

Le serf (Josef Winkler)

note: 1Le serfpar MD68 le 06-07-2010

Le village de Kamering, en Carinthie autrichienne, a été incendié au 19e siècle et reconstruit en forme de croix. Ce symbole donne le ton : souffrance, omniprésence de l'église catholique conservatrice et répressive, morale étroite et préjugés caractérisent le milieu dans lequel a grandi le narrateur.
Dans ce monde paysan dur et hostile, entre un père autoritaire, une mère qui se mure dans le silence, une sœur qui glisse dans la folie, le narrateur, hanté et fasciné par la mort, ses manifestations macabres, ses rites, devient écrivain pour dire la réalité d'une société figée dans ses certitudes, le refus de l'autre et de sa différence .
"Roman étrange, extravagant, provocant, sacrilège, étonnamment bien écrit avec le souffle puissant de la haine." (Notes bibliographiques, janvier 1994)
Josef Winkler est l'un des principaux écrivains autrichiens contemporains.

La Montagne volante (Christoph Ransmayr)

note: 1La montagne volantepar MD68 le 06-07-2010

Christoph Ransmayr appartient à cette confrérie trop secrète de ceux qui savent dès la première ligne nous entraîner au delà de nous-mêmes, dans les contrées inexplorées du pays de Phur Ri, la montagne qui vole ... C'est là, au pied de l'Himalaya, que se font nôtres les destins de Pad et Liam, frères irlandais nourris de falaises noires et des vagues de l'Atlantique, perdus dans cette quête d'eux-mêmes, dans ce fol espoir d'escalader seuls cette montagne mystérieuse, déposée par les dieux et jamais cartographiée, qui n'apparaît qu'à de brefs intervalles entre la fin de l'hiver et le début de la mousson. L'un y laissera la vie après avoir sauvé celle de l'autre.
Vaste geste épique, long poème tissé de légendes ancestrales et d'échos de notre modernité, La Montagne volante est avant tout une immense aventure et l'occasion rêvée de découvrir un très grand écrivain !

Wer, Wenn nicht wir? (Rosemarie Poiarkov)

note: 1Wer, Wenn nicht wir ?par MD68 le 06-07-2010

La narratrice s'est rendue dans sa ville natale, non loin de Wien, pour Noël, et aussi pour prendre congé de sa grand-mère mourante. Si elle se pose des questions sur la mort, c'est de façon assez détachée, son souci principal étant de savoir si sa grand-mère lui aura légué l'appartement dont elle est propriétaire. De même, elle reste dans la distance par rapport à sa mère, et à son ami Boris, avec qui elle ne peut se résoudre à construire une relation durable.
Une fois de plus, Rosemarie Poiarkov met en scène une jeune femme de 30 ans qui vit à la surface des choses, se refusant à s'impliquer dans la vie relationnelle et à prendre des décisions pour construire sa vie. Comme dans ses nouvelles précédentes, R Poiarkov sait construire ses récits en entremêlant le présent, le passé et ses rêves.

Eine C D lang (Rosemarie Poiarkov)

note: 1Eine CD langpar MD68 le 06-07-2010

Lorsqu'est paru en 2001, le premier livre de Rosemarie Poiarkov, les critiques étaient très nuancées. Ces dix histoires d'amour qui n'en sont pas ont été considérées comme le volet autrichien de la pop littérature allemande. Mettant en scène une jeunesse désabusée, mais aisée, passant ses jours dans les cafés et ses nuits dans les fêtes ou les bars, elles sont le reflet d'un phénomène d'époque très court, où la bulle internet, le succès et l'argent faciles semblaient à portée de main. De lecture aisée, ces dix nouvelles ont été considérées par certains critiques comme non dépourvues de talent, par d'autres comme "du chocolat amer pornographique".

La mal-née (Christine Lavant)

note: 1La Mal-néepar MD68 le 06-07-2010

C'est l'étrange et tragique récit de l'existence de Zitha, enfant illégitime et muette, dans une vallée retirée de l'Autriche, en Carinthie, au début du XXeme siècle.
Elle est mal née, car conçue dans le péché et serait donc un "changeon", un monstre, dont il faut se débarasser. Elle est, pour ce milieu rural obscurantiste, la forme même du mal.
La réussite de ce court récit, de ce conte discrètement autobiographique, vient de la connaissance de l'auteur de l'extrême violence de ce monde clos et d'une vie également éprouvée par la maladie, la pauvreté et le poids du dogme catholique.
Christine Lavant transforme cette historiette misérabiliste en une histoire merveilleuse et monstrueuse.

Enfants des morts (Elfriede Jelinek)

note: 1Enfants des mortspar MD68 le 06-07-2010

Trois personnages morts se succèdent de chapitre en chapitre pour parler de leur vie, de leur rêve et du monde absurde qui les entoure. Foisonnant et baroque, le ton de ce roman glisse du grotesque au tragique en passant par le fantastique. Elfriede Jelinek ne cesse de jouer avec les extrêmes, gravité des personnages contre perfection du paysage ou importance des corps face à l'omniprésence du rêve. La traduction nous plonge dans une langue très dense et très riche en vocabulaire de tout horizon. "Enfants des morts" est une lecture difficile tant par les thèmes abordés que par le travail sur le langage.

Le Mur invisible (Marlen Haushofer)

note: 1Le Mur invisiblepar MD68 le 06-07-2010

Etre dans sa bulle, coupé du monde … voilà une expérience qui parfois peut nous tenter. Pour la narratrice, c'est devenu une réalité. Un matin, elle se réveille seule dans le chalet de montagne où elle était en villégiature avec des amis. En explorant les alentours, elle se heurte systématiquement à un mur transparent derrière lequel tout est figé, animaux comme êtres humains. Passée la stupeur, la narratrice doit livrer une lutte quotidienne pour sa survie. Ses seuls compagnons, des animaux, deviennent les protagonistes de l'histoire qu'elle relate. Elle exprime ses moments de doute et de découragement, compare son ancienne vie et celle-ci. Presqu'une fable, cette aventure montre à quel point la joie, la peine et la mort sont inhérents à la vie, même lorsqu'il n'y a plus d'humains avec qui partager ses sentiments. Ce roman fait la part belle à l'intropection et aux descriptions. Mais les tableaux champêtres contrastent avec la tension croissante. Une œuvre inclassable et marquante.

Vienne la mort (Wolf Haas)

note: 1Vienne la mortpar MD68 le 06-07-2010

Au cœur de la capitale autrichienne, il est ici plus question de valse d'ambulances que de valses viennoises. En effet, la concurrence est rude entre les deux services d'urgence, et tous les coups sont permis pour être celui qui transporte le plus grand nombre de clients.
Simon Brenner est ambulancier dans l'équipe du RUSA, après avoir été successivement policier pendant une vingtaine d'années, puis détective privé. Autant dire que ses bons vieux réflexes d'enquêteur ressurgissent assez naturellement quand le directeur de la banque du sang est assassiné.
Personnage désabusé et décalé dans le microcosme de son univers professionnel, Simon Brenner est au centre des trois romans de Wolf Haas édités jusqu'ici en France. Une bonne dose d'humour, un style inventif et fluide font qu'on ne peut que vous conseiller de vous plonger dans cette série.

Tout va bien (Arno Geiger)

note: 1Tout va bienpar MD68 le 06-07-2010

Avec son roman "Tout va bien", Arno Geiger nous offre une plongée romanesque dans l’histoire d’une famille autrichienne sur trois générations. Le roman démarre en avril 2001, quand Philipp hérite de la maison de sa grand-mère Alma. Dans les chapitres suivants, nous faisons connaissance avec ceux qui ont habité cette maison avant lui. La force d’évocation de Geiger est impressionnante, aussi bien pour les petites choses indicibles du quotidien que pour ces grands carrefours dramatiques de l’existence, quand la mort ou la maladie frappent. Il réussit en outre parfaitement à les mettre en perspective avec les grands événements historiques du XXe siècle : le nazisme, la Deuxième Guerre mondiale, l’indépendance et la neutralité de l’Autriche, le mouvement hippie, la libération de la femme … Tout en puisant dans une histoire éminemment autrichienne, Arno Geiger parvient à nous émouvoir par un roman familial à la dimension universelle.

Le Neveu de Wittgenstein (Thomas Bernhard)

note: 1Le Neveu de Wittengensteinpar MD68 le 06-07-2010

Dans ce roman écrit en 1982, Thomas Bernard rapporte son amitié avec Paul Wittgenstein, neveu du célèbre philosophe autrichien. Comme Diderot dans son "Neveu de Rameau", l'auteur y traite de déchéance et de vide existentiel.
Le narrateur, opéré d'un poumon, séjourne au Pavillon Hermann de la Baumgartnerhöhe près de Vienne, alors que son ami est hospitalisé à quelques centaines de mètres au Steinhof pour troubles mentaux chroniques.
Le texte traite de la fragilité d'une amitié exceptionnelle, mais aussi de la condition de l'homme frappé par la maladie qu'elle soit physique ou psychique. Le regard sans ménagement porté sur la société autrichienne de la fin des années soixante-dix y est particulièrement cruel avec des descriptions au scalpel du monde musical, de la vie mondaine et des cafés viennois, de la pauvreté urbaine ou encore des hôpitaux.
Ecrit sous la forme d'un long monologue, ce récit qui se déploit de façon haletante et dramatique a été mis en scène en 2007 au théâtre Chaillot.

Faces & places (Joe Zawinul)

note: 1Faces and placespar MD68 le 06-07-2010

Joe Zawinul est pianiste de jazz, né a Vienne, qui a joué avec Miles Davis. Il est un des inventeurs du Jazz Rock avec son groupe Weather Report en 1970. Dés lors il n'a eu de cesse d'intégrer des influences africaines et du Moyen-Orient. Dans "Faces & places" les musiques du monde entier sont intégrées, c'est d'ailleurs son dernier album, puisqu'il meurt à Vienne le 11 Septembre 2007.

Highlights (Mathias Ruegg)

note: 1Highlightspar MD68 le 06-07-2010

Fondé en 1977 par Mathias Rüegg, le big band expérimental Vienna Art Orchestra a vu passer pratiquement tous les grands solistes du jazz européen dans ses rangs. L'orchestre à géométrie variable est capturé live lors du festival de jazz de Vienne en 1989 et les compositions de Mathias Rüegg inspirées par Ellington, Mingus, Wagner ou encore Schubert confèrent au VAO l'art d'explor(s)er le swing !

Cithare autrichienne

note: 1Cithare autrichiennepar MD68 le 06-07-2010

La cithare autrichienne est la petite fée des montagnes alpestres, ses petites notes cristallines semblent répétées par l'écho … Les deux interprètes nous invitent à une promenade musicale sur les chemins de Bavière et du Tyrol … Un moment de douceur, de joie de vivre, de rêverie aux sommets … enneigés !

Jamzero (15 titres) (Bauchklang)

note: 1Jamzeropar MD68 le 06-07-2010

Bauchklang est un collectif viennois qui a fait sensation lors de la sortie de Jamzero [2001] avec l'utilisation de beatbox et de quelques effets simples [echo, delay]. Cet album est un kaléidoscope de dub, ragga, pop, hip-hop et de drum'n'bass uniquement interprété a capella. Le groove est assuré avec de profondes basses, des percussions vocales et l'inspiration mélodique, wunderbar !

Jamzero (Bauchklang)

note: 1Jamzeropar MD68 le 06-07-2010

Bauchklang est un collectif viennois qui a fait sensation lors de la sortie de Jamzero [2001] avec l'utilisation de beatbox et de quelques effets simples [echo, delay]. Cet album est un kaléidoscope de dub, ragga, pop, hip-hop et de drum'n'bass uniquement interprété a capella. Le groove est assuré avec de profondes basses, des percussions vocales et l'inspiration mélodique, wunderbar !

Jamzero (Bauchklang)

note: 1Jamzeropar MD68 le 06-07-2010

Bauchklang est un collectif viennois qui a fait sensation lors de la sortie de Jamzero [2001] avec l'utilisation de beatbox et de quelques effets simples [echo, delay]. Cet album est un kaléidoscope de dub, ragga, pop, hip-hop et de drum'n'bass uniquement interprété a capella. Le groove est assuré avec de profondes basses, des percussions vocales et l'inspiration mélodique, wunderbar !

Autriche

note: 1Autriche, une mosaïque de musiquespar MD68 le 06-07-2010

Les enregistrements présentent à travers la musique des alpages, la chanson viennoise, orgue de barbarie, fanfare, cornemuse, cithare … la diversité des musiques traditionnelles d'Autriche. Vous découvrirez cette richesse et vous oublierez très vite qu'il n'y a pas que la musique tyrolienne !!!

Le paysan qui rêvait de bateaux (Jens Rassmus)

note: 1Le paysan qui rêvait de bateauxpar MD68 le 06-07-2010

Corentin rêve de bateaux. Tous les matins, il en trouve un dans sa chambre, un plus grand chaque jour. Avec sa vache Africa, il va à l'hôpital pour guérir de "cette épouvantable maladie des rêves". En vain. Africa lui suggère d'aller à la mer ; il deviendra marin, tandis que sa maladie s'étend à toute la ville. Une belle histoire sur la réalisation de soi et de ses rêves, illustrée par l'auteur lui-même.

Moi, ma vraie maison (Heinz Janisch)

note: 1Moi, ma vraie maisonpar MD68 le 06-07-2010

« Si ma maison était ailleurs, ma vie serait-elle meilleure ? » La question une fois posée, l’imagination peut se déchaîner. Tout est possible, ce que nous montrent les illustrations d’Helga Bansch, pleines d’humour et de chaleur. Voilà deux auteurs qui se complètent et s’enrichissent mutuellement. Un album à ne pas manquer, tout comme les deux autres publiés chez Actes-Sud.

Drôle de nuit (Ernst Jandl)

note: 1Drôle de nuitpar MD68 le 06-07-2010

Que se passe t-il la nuit quand on rêve ? Quelques fois c'est l'engrenage ... Christian Voltz illustre avec sa fantaisie habituelle ce drôle de poème en forme de comptine, restitué à la fin de l'album en langue originale.

Antipodes (Ernst Jandl)

note: 1Antipodes : de l'aure côté de la terrepar MD68 le 06-07-2010

Sur un poème d'Ernst Jandl, des illustrations pleines de vie qui nous mènent progressivement aux antipodes de notre monde et répondent à la question d'Alice (de Lewis Carroll) : "les antipodistes marchent-ils la tête en bas ?" Un album renversant qui répond aux questions sur le dessous des choses et l'envers du monde.

Vienne fin de siècle (Lydie Echasseriaud)

note: 1Vienne, fin de sièclepar MD68 le 06-07-2010

Abondamment illustrée, cette encyclopédie visuelle nous renvoie à l'époque où Vienne connut une effervescence culturelle dans maintes disciplines.
Gustav Klimt en peinture, Otto Wagner en architecture, Gustav Mahler en musique, Arthur Schnitzler en littérature sont quelques figures parmi tant d'autres qui ont contribué à donner naissance à une nouvelle modernité à l'aube du 20e siècle.

Vienne (Hervé Champollion)

note: 1Vienne : vision au coeur de l'Europepar MD68 le 06-07-2010

Sur la couverture se détache une coupole aux feuilles de laurier dorées, posée sur une structure aux lignes pures. Ce bâtiment édifié en 1898 est le pavillon de la Sécession, manifeste de l'avant-garde architecturale viennoise.
C'est l'un des bâtiments à admirer dans ce beau livre proposant cinq parcours architecturaux entre nostalgie, magnificence, intimisme, ornementation et modernité.

Hundertwasser (Andrea F?rst)

note: 1Hundertwasserpar MD68 le 06-07-2010

Friedensreich Hundertwasser (1928-2000), artiste aux multiples facettes : peintre, penseur, architecte écologiste, est né en Autriche, mais a toujours été un grand voyageur. En témoigne sa maison principale : le navire Regentag. L'ouvrage s'ouvre pourtant sur ses peintures représentant des maisons car l'habitat est essentiel à l'identité de l'homme. A lire pour découvrir un artiste surprenant !

Histoire des Habsbourg (Henry Bogdan)

note: 1Histoire des Habsbourgpar MD68 le 06-07-2010

L'Histoire de l'Autriche s'est identifiée aux Habsbourg.
Grâce à une habile stratégie matrimoniale, cette famille originaire d'Argovie (Suisse) fut à la tête d'un vaste état supranational comprenant des Allemands, des Slaves ou des Hongrois.
En lutte perpétuelle pour la suprématie européenne et rongé par les luttes des minorités, leur Empire s'effondra avec la défaite militaire de 1918.

Histoire de Vienne (Jean-Paul Bled)

note: 1Histoire de Viennepar MD68 le 06-07-2010

Cet ouvrage érudit fait revivre les grands moments de l'histoire de Vienne : le siège turc de 1683, la transformation de la ville en haut lieu de l'art baroque au 18e siècle, les journées révolutionnaires de 1848, l'effervescence culturelle à la fin du 19e siècle, les heures sombres de l'Anschluss.
Au final, le portrait d'une ville à la fois allemande et danubienne, aristocratique et revendicative.

Le goût de Salzbourg (Cécile Balavoine)

note: 1Le Goût de Salzbourgpar MD68 le 06-07-2010

Dénommée la "Rome des Alpes", Salzbourg n'est souvent connue qu'à travers le prisme de son fils prodigue : Mozart.
Or, la musique n'est qu'un des attraits de cette ville.
Ce petit ouvrage nous propose de découvrir bien d'autres facettes de Salzbourg à travers des extraits de correspondances ou de romans.
Stendhal et Stefan Zweig, nous parlent du charme des églises ou de la beauté de la montagne.

La vie en flammes (Scott Wolven)

note: 1La vie en flammespar MD68 le 06-07-2010

Scott Wolven nous entraîne ici dans une balade dans les états du nord des Etats-Unis, que l'on traverse de la côte est à la côte ouest. Du Vermont à l'Idaho, les héros de ces nouvelles sont des hommes plutôt solitaires que l'on croise à un moment de leur errance. Certains se déplacent au gré des embauches qu'ils peuvent trouver, d'autres semblent en fuite. Ils vivent de jobs difficiles et sans doute mal payés, ils sont bûcherons, camionneurs, ferrailleurs et pour quelques dollars de plus ils offrent leurs services comme hommes de main pour des petits trafics ou dans des affaires un peu louches. Les uns croisent d'ailleurs les autres d'une nouvelle à l'autre, formant presque un roman au bout du compte.
Scott Wolven sait à merveille dépeindre l'univers désenchanté de ses personnages au destin fragile, où l'espoir n'a pas souvent sa place.

Le ravin de la femme sauvage (Leïla Sebbar)

note: 1Le ravin de la femme sauvagepar MD68 le 06-07-2010

Leïla Sebbar, romancière franco-algérienne, évoque dans ce recueil de neuf nouvelles les guerres et les conflits d'hier et d'aujourd'hui : Algérie, Vietnam, Bosnie … Elle nous parle des hommes, pères, fils, frères; de la folie des hommes qui partent se battre et souvent mourir. Mais elle nous parle surtout des mères qui les élèvent, des épouses et des sœurs qui les aiment et qui vont les perdre dans des combats vains et des luttes fratricides. Nous entendons leurs cris de colère, de révolte, de désespoir, de douleur. Et puis pour certains, ce sera l'exil et la parole impossible. Lorsque les bruits de la guerre, faute de cesser, s'atténueront, la parole brisée des femmes fera face au silence pesant des hommes.

L'habit vert (Leïla Sebbar)

note: 1Sept nouvelles pour tracer sept portraits de femmes.par MD68 le 06-07-2010

Femmes arabes, jeunes ou âgées, leur histoire se déroule en Algérie ou en France. Pour la plupart d'entre elles, c'est autour de la guerre que leur destin s'est noué. Leurs chemins pourraient d'ailleurs sans doute se croiser tant leur vie semble tissée d'un même fil, leur passé et leur présent sont fait de séparations
(celui avec leur pays ou leur famille), de douleur mais aussi d'espoir. Des petites pierres identiques se retrouvent d'ailleurs semées sur leur chemin : la couleur verte, une machine à coudre Singer, des livres.
On retrouve ici les principaux thèmes qui marquent les sources d'écriture de Leïla Sebbar, comme le rapport dominant-dominé ou le croisement entre histoire collective et singulière.

Le mieux est l'ennemi du chien (Leon Rooke)

note: 1Le mieux est l'ennemi du chienpar MD68 le 06-07-2010

Avant d'être un célèbre romancier, Leon Rooke a écrit plusieurs nouvelles dont celles-ci, publiées tardivement en France. Cet auteur est décrit, à juste titre, comme "un magicien". En effet, comment peut-il nous passionner autant en peignant des univers si noirs ? Peut-être est-ce dû à son humour, à ses portraits au vitriol, à sa capacité à restituer les atmosphères ? Ses personnages sont malmenés : des hommes lâches, brutaux et parfois niais, des femmes hystériques et égocentriques, des enfants abandonnés, des couples à la dérive … La plupart vivent dans le dénuement intellectuel et matériel. Et pourtant, on esquisse souvent un sourire à la lecture de ces textes. L'habileté de l'auteur tient aussi à sa capacité à étonner et à changer de registre. Dans "Le cœur en pâture", il flirte avec le fantastique. Plusieurs voix donnent corps au récit tragique de la disparition mystérieuse de deux enfants au moment même du décès de leur mère. Un texte encore noir mais toujours envoûtant !

Faut-il croire les mimes sur parole ? (Céline Robinet)

note: 1Faut-il croire les mimes sur paroles ?par MD68 le 06-07-2010

L'écriture de Céline Robinet s'adapte parfaitement aux nouvelles. En effet, elle excelle à installer habilement son lecteur dans une histoire, dont la chute va le surprendre, voire le choquer. Autour des couples, de l'amour et de la famille surgit la souffrance et parfois la mort.
Un dentiste, incapable de communiquer avec sa fille qui se goinfre de bonbons dans l'espoir d'attirer son attention … Une femme qui s'interroge avec anxiété sur l'identité de la belle inconnue décrite dans le carnet secret de son mari … Ces nouvelles sont peuplées de personnages complexes et angoissés.
Céline Robinet joue avec les mots et s'affranchit parfois des règles de syntaxe et de ponctuation pour mieux restituer l'état d'esprit des protagonistes. Elle alterne l'absurde et le sérieux, le léger et le grave, avec une ironie et un humour détonnants.

Est-ce ainsi que les hommes (Claude-Jean Poignant)

note: 1Est-ce ainsi que les hommes ...par MD68 le 06-07-2010

Les nouvelles composant ce recueil nous emportent, sur une tonalité onirique et érotique, dans l'imaginaire des personnages.
La première nouvelle, "Ooh Monsieur Berlioz", est une interprétation originale de la Symphonie Fantastique de Berlioz qui prend place lors d'une dernière répétition. L'écriture tresse les mots sur un rythme proche de celui de la partition, et développe des thématiques rappelant l'argument musical. La dernière nouvelle, "Le Balcon", travaille aussi sur les registres de la musique et de l'érotisme. Cette nouvelle brode autour d'un couple naissant, et d'un autre finissant. La fin en reste ouverte.
Les autres nouvelles nous proposent, sur des tonalités différentes, de vivre légèrement l'éveil des sens.

Les femelles (Joyce Carol Oates)

note: 1Sombres, très sombres nouvellespar MD68 le 06-07-2010

Femelles est le titre choc de ce recueil de neuf nouvelles marqué par le sceau de la violence. Une violence au féminin.
Pleines de stupre et de sang, elles mettent en scène des enfants, des jeunes filles et des femmes, bafouées par les hommes : un père, un mari ou un amant.
Fragilisées, frappées de démence jusqu'à en devenir meurtrières, ces femmes à la fois terriblement ordinaires et monstrueuses, nous entraînent dans les bas-fonds de la psyché humaine.
Adoptant une écriture variée et ciselée, faisant une place au non-dit, la romancière américaine livre à nouveau une œuvre forte et dérangeante.

Le roi dans l'arbre (Steven Millhauser)

note: 1le Roi dans l'arbrepar MD68 le 06-07-2010

Le Roi dans l'arbre, de Steven Millhauser est un recueil de 3 nouvelles sur le thème de l'amour.
La première, Vengeance, est la plus remarquable. C'est le récit lancinant d'une femme trompée par son mari, récit cohérent, juste et touchant.
La seconde, revisite le thème de Don Juan en mettant en lumière une période difficile du personnage, semée de doute et d'angoisse.
La troisième est le miroir du mythe de Tristan et Yseult, où les affres de l'amour et la douleur provoquée par la jalousie, sont disséquées.
Ce magnifique triptyque s'inscrit dans la continuité d'une œuvre à la fois puissante et légère.
L'auteur se pose en parfait érudit des sentiments humains. L'écriture est vive, captivante et crée une magie qui opère tout au long du recueil.

Les hommes aussi ont besoin d'amour (Yves Lériadec)

note: 1Les Hommes aussi ont besoin d'amourpar MD68 le 06-07-2010

Tantôt les nouvelles d'Yves Lériadec évoquent directement l'enfance et ses premiers émois : sa première cavalière lors d'un mariage (Garçon d'honneur), ses héroïnes de cinéma (Consoler Maria), les parties de billes (La trajectoire) et les secrets de famille insupportables (Les pages arrachées).
Tantôt c'est la trace que l'enfance laisse chez les adultes, dont il s'agit : la mère malade qui devient notre enfant (Les bras tendus), la sœur qui va mourir (Necker by night), le professeur de latin que l'on retrouve à l'hospice (Rosa, rosa, rosam) ou l'ambition que les parents ont pour nous (Maman voulait)
Quel que soit leur âge, tous ces êtres ont une sensibilité intense, mais enfouie. C'est avec une profonde humanité que l'auteur nous invite à les rencontrer.
A noter qu'Yves Lériadec a reçu, pour la nouvelle "Les bras tendus", le deuxième prix haut-rhinois de la nouvelle littéraire décerné par le Conseil Général du Haut-Rhin en 2006.

Mémoire vive, mémoire morte (Gérard Klein)

note: 1Mémoire vive, mémoire mortepar MD68 le 06-07-2010

Ce recueil rassemble des nouvelles d'un des grands auteurs de la SF française, Gérard Klein, directeur de la collection "Ailleurs & demain" chez Laffont. Parues entre 1950 et le 21eme siècle, elles sont pour la plupart introuvables aujourd'hui.
Des textes les plus récents, sur le réchauffement climatique ou les implants mémoriels, aux nouvelles plus anciennes, on retrouve les thèmes les plus classiques de la science-fiction : extraterrestres, fin du monde, sciences. Mais la recherche stylistique, la poésie mélancolique, teintée d'humour, de chacun de ces textes offre un plaisir de lecture qui touchera d'autres lecteurs que les amateurs de science-fiction, même et surtout si ce sont d'abord de beaux récits de science-fiction.

Dix façons d'assassiner notre planète (Alain Grousset)

note: 1Dix façons d'assassiner notre planètepar MD68 le 06-07-2010

De Philip K. Dick à Christophe Lambert en passant par Pierre Bordage, dix scénarios catastrophes d'auteurs de science-fiction pour parler de la crise écologique. Glaciation, pollution, surpopulation, …, sont les thèmes d'actualité qui ont inspiré les dix grands auteurs de cette anthologie. Leurs récits, souvent très noirs, attirent l'attention sur ce qui pourrait mener la Terre à sa perte, si on ne réagit pas dès aujourd'hui. La nouvelle de Lee Hoffmann évoque une surpopulation conduisant à la suppression des humains trop nombreux. Celle de Pierre Bordage sur les manipulations génétiques, n'en est pas moins alarmante par le message véhiculé.
Ce livre volontairement provocateur qui associe l'écologie à la science-fiction propose aux lecteurs une prise de conscience sur l'avenir de notre planète. A lire de toute urgence dés 11-12 ans !

Les hommes sont courageux (Pascal Dessaint)

note: 1Les Hommes sont courageuxpar MD68 le 06-07-2010

Ce recueil rassemble des textes parus dans diverses revues. On y retrouve l'univers sombre mais non dénué d'humour … noir de Pascal Dessaint : situations qui dérapent, rencontres improbables … Un homme consulte un médecin qui se trouve être l'amant de son épouse. "Ca tient sur les mains", narre la rencontre d'un soir d'un couple et le curieux et encombrant souvenir que la femme laissera au petit matin à son compagnon. Des intrigues originales entre amour et haine.

Le musée des poissons morts (Charles D'Ambrosio)

note: 1Le musée des poissons mortspar MD68 le 06-07-2010

Avec son excellente collection "Terres d'Amérique", l'éditeur Albin Michel nous a déjà offert de nombreux plaisirs de lecture avec la découverte d'écrivains comme James Welch, Brady Udall ou Louis Owens. De ce fait, on ne peut être qu'assez confiant quant à la qualité d'écriture lorsqu'on ouvre un de ces recueils, et Charles d'Ambrosio ne nous a pas déçu.
Si dans ces récits, les personnages vont souvent par deux, c'est pourtant un sentiment d'isolement qui domine. Les rapports entre eux, pour diverses raisons, restent distants, et au bout de leur histoire commune, chacun reste dans sa solitude respective.
Bien sûr, le monde de D'ambrosio est empreint de tristesse, mais ses personnages sont avant tout profondément humains, tout cela servi par un style d'une grande poésie.

Corvée de bois (Didier Daeninckx)

note: 1Corvée de boispar MD68 le 06-07-2010

Itinéraire d'un autre salaud ordinaire. Comment un jeune homme se transforme en monstre privé de toute humanité et prêt à commettre toutes les horreurs possibles sans la moindre hésitation. Il aura suffit qu'il soit envoyé dans les Aurès, où il participera à tous les crimes commis par l'Armée française. Un texte très noir superbement illustré par Tignous où Didier Daeninckx nous montre comment il est facile de basculer dans notre côté le plus sombre. On n'en sort pas intact.

En marge (Didier Daeninckx)

note: 1En margepar MD68 le 06-07-2010

Treize nouvelles, portraits de personnages qui tous parlent de la marge : la banlieue, marge bien réelle, mais aussi marge de la société, du temps. On retrouve la patte de Didier Daeninckx dans ces textes au style net et précis, sans fioritures, où il n'est surtout pas question d'espoir ou de confiance. Les trois dernières nouvelles, autobiographiques, laissent sourdre comme un brin de mélancolie.

Cannibale (Didier Daeninckx)

note: 1Cannibalepar MD68 le 06-07-2010

1931 : cent onze Calédoniens sont envoyés à Paris pour l'exposition coloniale où ils devront montrer les dents et pousser des cris féroces comme les "sauvages" qu'ils sont censés être. Une partie d'entre eux est expédiée à Francfort dans un cirque, en contrepartie du prêt de crocodiles…Gocéné s'enfuit avec Badimoin pour retrouver Minoé dont il a la charge. Perdu dans ce qu'il faut bien appeler la jungle urbaine parisienne, pourchassé, il devra la vie à un ouvrier blanc qui empêchera la police de l'assassiner. C'est ce récit qu'il fait 57 ans plus tard à de jeunes Kanaks prêts à en découdre. Comme souvent, Daeninckx s'inspire de faits historiques pour ciseler un texte coup-de-poing, pour une fois presqu'optimiste !

Chroniques d'une société annoncée (Collectif Qui fait la France ?)

note: 1Chroniques d'une société annoncéepar MD68 le 06-07-2010

Les auteurs regroupés dans le collectif "Qui fait la France ?" produisent une littérature manifeste visant à embrasser le réel, c'est-à-dire le vécu et le ressenti du plus grand nombre.
Les nouvelles réunies ici parlent toutes, loin des clichés, de la splendeur et de la misère de la jeunesse meurtrie des banlieues. On y croise le quotidien des candidats à l'intégration, des enfants d'immigrés, des précaires, des méprisés.
Tabassage dans les commissariats, suicides, discrimination à l'embauche, délinquance ; derrière ces mots banalisés vit et meurt toute une France invisible.
Ces nouvelles veulent lui donner sens et poésie.

L'étincelle (Jean-François Chabas)

note: 1L'Etincellepar MD68 le 06-07-2010

Deux nouvelles écrites sur le principe du flash-back. Dans l'une, Angie raconte comment elle a échappé de justesse à un incendie de forêt, grâce à son cousin Moe. Dans l'autre, Gabriel, sur ses vieux jours, se souvient qu'à neuf ans, il était amoureux d'Hélèna, albinos et hollandaise, maltraitée car prise pour une Allemande, dans le contexte de l'après-guerre. Un style net et précis, des personnages bien campés pour ces deux nouvelles qui nous parlent de différence.

Insecte (Claire Castillon)

note: 1Insectepar MD68 le 06-07-2010

"Insecte" est un recueil de dix-neuf nouvelles consacrées aux rapports entre mères et filles. L'auteur dresse un portrait non caricatural de leurs relations complexes. Là, une fille est agacée par la maladie de sa mère, ailleurs, une mère trouve sa fille insupportable… Avec une plume caustique, Claire Castillon dévoile tout de ce lien sulfureux voire pervers. Dans ces textes courts, les tête-à-tête entre mères sont parfois explosifs. Elle les disséque avec une rare intensité, vérité qui peut déranger.Doté d'une écriture sans retenue, l'ensemble est troublant, un brin insolent. Un livre que l'on aimera ou détestera mais qui peut inciter les mères au dialogue avec leurs filles.

La fille dans la tempête (James Mallahan Cain)

note: 1La Fille dans la tempêtepar MD68 le 06-07-2010

Ces courtes histoires, écrites entre 1928 et 1940, ont pour point commun de mettre en jeu des marginaux pris dans le contexte de la Dépression des années 30, dans la région de Los Angeles. Le mouvement incertain et ambigu du destin est matérialisé par des lieux de passage : gares ferroviaires, wagons désaffectés, mines de charbon, bouches d'égout. Dans ces lieux symboliques, la Femme, imprévisible, fragile ou obstinée, intervient dans la trajectoire du héros ordinaire et alors tout peut arriver…
Ces nouvelles sont écrites avec un grand souci d'authenticité, rendu par la manière toute familière qu'a l'auteur de s'adresser au lecteur. Une bonne introduction à l'œuvre de James Cain, l'auteur du "Facteur sonne toujours deux fois".

Dieu vit à Saint-Pétersbourg (Tom Bissell)

note: 1Naufrages américains ...par MD68 le 06-07-2010

Tom Bissel est un nouveau venu dans la littérature américaine. Qualifié d'écrivain de la génération post 11 Septembre, il nous livre un recueil de six nouvelles se déroulant dans une Asie centrale en plein chaos.
On y croise des Américains quelque peu égarés dans des steppes poussiéreuses : deux journalistes arrogants manipulés par des chefs de guerre en Afghanistan, une scientifique naïve prise en otage lors d'une enquête sur le désastre écologique de la mer d'Aral, un couple en randonnée dans les montagnes du Kazakhstan, en pleine déliquescence ou un fils d'ambassadeur américain à ce point accroc au sexe qu'il se met en danger.
Violentés dans leur chair comme dans leur âme, nos différents protagonistes ne sortent pas indemnes de ces contrées incertaines.
Un portrait au vitriol et sans concession d'une Amérique campée sur ses certitudes.
Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître !

L'Eté le plus chaud (Zsuzsa Bank)

note: 1Retrouvailles difficilespar MD68 le 06-07-2010

"Fort une da", disait Freud en déroulant une bobine sous les yeux d'un petit garçon, pour lui expliquer la séparation d'avec sa mère."Là-bas et ici", disent ces nouvelles qui, toutes, traitent de l'éloignement, que celui-ci soit dû à un mariage qui sépare deux amies, à un changement professionnel, au passage à l'adolescence, à un stage en Angleterre, ou au besoin de quitter son village et sa ferme pour la ville…Et, à chaque fois, les retrouvailles sont difficiles, parfois impossibles à cause d'une maladie, d'une saison inhospitalière (le froid, dans le grand Nord), mais, le plus souvent, à cause de l'autre, qui a changé, en même temps que son nouveau cadre. Les épisodes ratés, dans une vie, ne se rattrapent plus. Une très belle écriture.

L'ange au gilet rouge (Pierre Autin-Grenier)

note: 1L'Ange au gilet rougepar MD68 le 06-07-2010

On découvre dans ce recueil de huit nouvelles, un Pierre Autin-Grenier très différent de l'écrivain connu aujourd'hui.
L'inspiration fantastique y prédomine. Ce sont des nouvelles à lire comme de longs poèmes en prose, mais qui forment malgré tout un véritable livre, avec ce même sens des perdants, ce même temps terriblement nu, la même poésie, la même façon de rendre perceptible l'étrange densité du réel.
A l'origine de chaque nouvelle, une situation qui a la rigueur d'une géométrie, un univers où les certitudes sont des pièges et où règnent indiciblement l'angoisse, la menace et l'attente.
C'est décapant, corrosif et tout simplement superbe!

Racines amères (Claude Amoz)

note: 1Racines amèrespar MD68 le 06-07-2010

Claude Amoz, auteur reconnu de plusieurs romans policiers s'essaie à la nouvelle. Dans les onze textes de ce recueil, le lecteur trouvera ses thèmes familiers : des êtres hantés ou brisés par des "passés douloureux, mal digérés, qui tourmentent le présent". Ainsi dans "les jumelles", un texte magnifique et poignant sur fond de guerre d'Algérie, deux jeunes sœurs seront séparées de façon dramatique en raison d'un simple caprice de l'une d'entre elles. Il ne restera qu'une vieille femme folle qui erre, rongée par la culpabilité, sur une plage de Méditerranée. L'auteur nous donne des textes dramatiquement forts, servis par un style efficace et élégant.

15 novembre (Yves Swolfs)

note: 0Une belle série bd russe à suivre...par MD68 le 09-04-2009

XXIe siècle, dans une Russie apocalyptique. Vlad Zolkoff, ancien capitaine en Tchétchénie, recherche son frère Igor pour toucher l’héritage de leur mère. Or ce dernier s’est emparé d’une mallette contenant des documents ultra-secrets appartenant à une organisation criminelle internationale.
Une série de facture classique menée à un rythme haletant de Moscou, capitale gangrenée par la mafia à la Sibérie polluée par le nucléaire .A suivre… .

Taïga (Frank Giroud)

note: 0Une fresque historiquepar MD68 le 09-04-2009

Moscou, 1663. Roslav, fils bâtard du comte Terekline et d’une paysanne, part combattre les Polonais dans le régiment d’élite des strelsy. Détestant les boyards, il ne peut se résoudre ensuite à mâter une révolte de moujiks .Il déserte alors,et rejoint les cosaques commandés par Stenka Rezine dans le delta du Dniepr, où il tombe amoureux d’une captive persane.
Après avoir pillé Samarkand avec les cosaques, Roslav se trouve mêlé au vol d’un mystérieux atlas appelé « Miroir d’Allah » rédigé par Tamerlan devant permettre aux cosaques de dominer l'Asie, mais qui rapidement comporte des enjeux qui le dépassent.
Une fresque historique aux frontières de l’Europe et de l’Asie centrale, au moment où la Russie puissance régionale montante émergeait à peine du Moyen Age.

Partie de chasse (Pierre Christin)

note: 3Une BD prémonitoire sur l'éclatement de la Russiepar MD68 le 09-04-2009

Début des années 1980 : Un vieux révolutionnaire soviétique frappé de paralysie faciale invite d’anciens dirigeants du bloc de l’Est à une partie de chasse à l’ours .
Dans la somptueuse datcha mise à leur disposition, les convives abordent dans leurs conversations l’histoire du parti communiste , où affleurent les déceptions, les espoirs et enfin les doutes à l’égard du régime. C’est alors qu’ éclate un drame : un invité est assassiné lors d’une chasse.Ce qui ne sera pas sans peser sur le destin de ces hôtes de marque.
Un récit prémonitoire de l’éclatement du bloc soviétique, mis en couleur de façon très picturale.

note: 3.5Révolution russe en BDpar MD68 le 09-04-2009

A la suite d’une liaison avec Oscar Wilde, qui l’a conduit en prison, le jeune Sir John Milosz Hampton quitte définitivement Londres pour la Russie.
Voyageant dans le transsibérien jusqu’à Vladivostok en compagnie d’un ingénieur polonais chargé par le gouvernement russe d’étudier les ressources minérales sibériennes, le jeune Milosz découvre la misère du peuple russe et la répression qui s’abat sur les déportés politiques. Il y rencontre également l’amour avec… Jane, une jeune bolchévique. La révolution de 1905 est sur le point d’éclater.

La machination Voronov (Yves Sente)

note: 3.5Intrigues et machinations au pays des sovietspar MD68 le 09-04-2009

1957 : Une fusée soviétique est frappée par une pluie de météorites et retombe sur la base spatiale de Baïkonour. Un mystérieux virus décime l’équipe chargée de ramasser les débris. Malgré l’ordre donné par les autorités de Moscou de détruire le virus, le docteur Voronov chef de la clinique du KGB à la base, isole la souche. Secondé par le colonel Olrik, il tente d’assassiner les dirigeants du Kremlin pour instaurer à nouveau un régime stalinien.
C’est sans compter avec le professeur Mortimer et son acolyte le capitaine Blake.
Un album fidèle au graphisme de la ligne claire, qui rend bien compte du contexte de la guerre froide et du début de la conquête spatiale à la fin des années 1950.

Kizilkum (Iwan Lepingle)

note: 3Destin russe en noir et blancpar MD68 le 09-04-2009

Sur le point de se fiancer, Vassili Andreievitch, officier du tsar, rompt brutalement avec sa vie aisée et sans surprise à Saint-Pétersbourg. Idéaliste, il part servir son pays dans les steppes du Turkestan russe.
A la recherche des Parsis, montagnards belliqueux adeptes de Zarathoustra, notre héros accompagné d’un prisonnier parsi est vite confronté à la dure réalité de la guerre en milieu hostile…au risque d’y perdre son âme.
Une bande dessinée illustrée en noir et blanc avec de magnifiques nuances de gris.

Une jeunesse soviétique (Nikolaj Maslov)

note: 4.5Une belle autobiographie dessinéepar MD68 le 09-04-2009

Autodidacte né en Sibérie, Nicolaï Maslov nous livre un récit autobiographique en bande dessinée, genre littéraire quasi absent en Russie. On suit la jeunesse de l’auteur de la Sibérie à la Mongolie, où il suit son service militaire, puis jusqu’à Moscou où il subit un internement psychiatrique. La société soviétique nous est dépeinte de façon désespérante, à travers son lot de violences tant physiques que psychiques, où l’alcool tient une bonne place.
Le dessin crayonné tout en grisaille colle parfaitement à ce récit digne d’un Dostoïevski.

Les grands cachalots (Jean Dufaux)

note: 3Une saga russe en BDpar MD68 le 09-04-2009

Le règne de l’impératrice Catherine II la Grande (1762-1796) transposé dans un univers rétro-futuriste, où architectures byzantines et staliniennes se côtoient, où des hommes-machines, des êtres hybrides et des cosaques d’un autre âge se livrent d’âpres combats avec des armes blanches et à coups de missiles.
Dans cette saga baroque imprégnée d’érotisme, l’impératrice Catherine mène une lutte sans merci contre son époux, l’empereur Pierre, en vue du pouvoir absolu. Aidée par sa fidèle Adja, Vladimir son amant et Rostan l’homme-robot, Catherine parviendra à ses fins non sans renoncements déchirants. Une fresque cruelle sur la folie du pouvoir où la couleur du sang domine.

Ibicus (Pascal Rabaté)

note: 4Une adaptation BD de Tolstoipar MD68 le 09-04-2009

L’action se déroule à la veille de la révolution de 1917.Siméon Nevzorov rencontre une tsigane, qui lui prédit la richesse une fois le pays mis à feu et à sang. Au fil de ses pérégrinations dans une Russie en plein cahot, Simon endosse plusieurs personnages, comte, pillard, commerçant et espion. Aux périodes de fortune succèdent celles pleines de déboires dans les questions d’argent et de descentes dans l’enfer du sexe, de l’alcool et de la drogue.
Une libre adaptation tout en noirceur du roman d’Alexis Tolstoï ,magnifiquement illustrée au lavis.

La horde (Igor Baranko)

note: 3Un futur proche en Russiepar MD68 le 09-04-2009

2040 : Ancien écrivain de science-fiction devenu dictateur, Ivan Apelsinov souhaite ressusciter l’esprit de Gengis Khan pour établir un empire s’étendant des rives de l’Atlantique à celles du Pacifique. Il charge le général Volkov de retrouver le corps d’un lama , qui se prétendait la réincarnation du grand conquérant mongol.
Or, son rêve d’hégémonie mondiale va être entravé par les moines bouddhistes de la République de Tuva et par le « Dernier Tchétchène », rescapé d’un holocauste nucléaire.
Un plongeon tortueux dans le fantastique et l’ésotérisme caractérisé par un dessin au trait vif.

Corto Maltese en Sibérie (Hugo Pratt)

note: 4Voyages et aventures du plus célèbre marin de la BDpar MD68 le 09-04-2009

A Hong Kong, l’aventurier Corto Maltese est contacté par la société secrète des Lanternes Rouges, composée de femmes, afin de s’emparer du trésor impérial de feu le tsar Nicolas II. Opération risquée, puisque celui-ci se trouve à bord d’un train blindé aux mains de l’armée blanche.
Corto devra affronter une duchesse aussi charmante que diabolique, un général fou qui se prend pour Gengis Khan, des seigneurs de la guerre chinois, des pillards et d’autres personnages hauts en couleurs.
Très bien documentée cette aventure de Corto Maltese, éternel marin flegmatique, nous plonge dans la Sibérie troublée des années 1920-21,alors aux mains des généraux russes contre–révolutionnaires et des troupes d’occupation chinoise et japonaise.

Baratine et Molgaga (Claire Bretécher)

note: 4S'amuser en russie médiévalepar MD68 le 09-04-2009

Dans une Russie médiévale fantasque, le prince Baratine, secondé par son bouffon Molgaga, doit faire face à des sujets, moujiks et boyards bien retords.
Une série de sketches désopilants, où les anachronismes abondent.

note: 4Tintin en Russie: grandeur et clichéspar MD68 le 09-04-2009

D’abord écrite sous forme d’un feuilleton dans le supplément pour enfants du quotidien belge « Le Vingtième siècle » , cette première aventure de Tintin est publiée sous forme d’album en 1930. C’est la version originale en noir et blanc qui est présentée.
Envoyé comme reporter en Russie, Tintin fait l’objet d’une surveillance constante de la part du Guépéou, la police secrète soviétique. Ce « journaliste bourgeois » ne doit en aucun cas rendre compte de la situation qui prévaut en Russie bolchévique. Dans une suite d’aventures rocambolesques et pleines de péripéties, Tintin secondé par son fidèle Milou , va déjouer tour à tour les tentatives d’assassinat. Hergé, alors proche des milieux conservateurs catholiques, pointe de façon la plus caricaturale les aspects sombres du régime communiste :famine à Moscou, élections truquées de soviets, trésors du peuple russe enfouis dans un bunker souterrain… .

Agadamgorodok (Pierre Bailly)

note: 0Amour tragique en Sibériepar MD68 le 09-04-2009

A Agadamgorodok, autrefois cité- modèle de la recherche scientifique soviétique en Sibérie, n’est plus aujourd’hui qu’une bourgade misérable oubliée de Moscou. Deux personnages, que tout oppose, vont découvrir qu’ils sont frères. L’un, Spéracédes, est un maffieux qui fait régner sa loi supprimant de façon la plus cruelle toute personne le dérangeant . L’autre quant à lui, est un jeune homme dénommé Jules, qui vit de petits métiers que lui a trouvés le vieux Léon, père de substitution, un des rares habitants de cette cité à encore s’attacher aux livres. Jules, éternel étourdi ,est amoureux d’Anja, qui nourrit ses rêves et ses fantasmes. La rencontre entre les deux hommes débouchera sur un drame.
Une histoire d’amour tragique et sensible servie par une superbe palette de couleurs.

La zone de réponse (Nikolaj Bokov)

note: 3Errance mystiquepar MD68 le 09-04-2009

Dans ces huit récits, Nicolas Bokov guette tous les signes de Dieu. Enfant russe saisi par une étrange peur, errance autour d’Arles, père retrouve sa fille handicapée, pèlerin en direction de la Terre Sainte attendant à Athènes de trouver les moyens de prendre le bateau, N. Bokov nous conte non sans humour parfois ces situations vécues avec toujours le coup de pouce du divin. Dans la nouvelle éponyme, Nicolas Bokov transcrit avec beaucoup de pudeur, de douleur et d’espoir ses rapports avec sa fille handicapée moteur. Sa Marie est à la fois pour lui l’allégorie de l’état de son âme et ce qui l’a tenu en vie.
Ecrivain russe contraint à l’exil, Nicolas Bokov a trouvé la sérénité au travers de ce questionnement spirituel. Loin de tout prosélytisme il nous parle avec simplicité de sa croyance.

Sonietchka (Lûdmila Evgen?evna Ulickaâ)

note: 0Belle tragédie russepar MD68 le 09-04-2009

L’héroïne Sonietchka est une adolescente russe, grande lectrice et solitaire. Non pas qu’elle fuit la vie ou se désintéresse des autres mais ses plus fortes émotions sont dans les livres. Son physique est qualifié de plutôt laid et on s’inquiète pour son mariage. Elle aime les livres. Un jour un homme mûr, artiste peintre, lui fait la cour. De son mariage à la mort de son mari, elle ne lit plus une ligne. Elle dévoue son âme à ce mari, goûtant chaque jour sans arrière pensée ni naïveté le bonheur de la vie conjugal et matériel. Outre leur fille, Sonietchka décide d’adopter une orpheline. Celle-ci enflammera les derniers mois de la vie et de l’art de son mari. Sonietchka lui en sera reconnaissante.
Dans une belle traduction, cette histoire tragique est servie par un style limpide et chatoyant où s’enchassent avec simplicité actions et pensées. Ludmila Oulitskaia porte un regard tendre sur des personnages plein d’humaine complexité. Cela donne envie de lire ses autres romans.

Requiem pour un clou (Olga Lossky)

note: 0Contre l'amnésie soviétiquepar MD68 le 09-04-2009

" Voyez qu'il est bon, qu'il est doux, d'habiter en frères tous ensembles"… c'est sous cette citation extraite d'un psaume , que l'auteur place son histoire… celle de personnages moscovites vivant dans un appartement communautaire. On aura déjà compris l'ironie du propos. Le narrateur est un vieillard infirme, qui a connu des jours meilleurs au cours de son enfance, dont il ne lui reste qu'un tableau peint par son père.
Le roman mêle passé et présent : aucune nostalgie dans ces vies entrecroisées, mais un regard ironique, sans complaisance sur l'humanité. Il s'agit d'un premier roman d'une étonnante maîtrise.

Le pingouin (Andreï Kourkov)

note: 5Comment l'adoption d'un pinguoin peut changer sa vie...par MD68 le 09-04-2009

Comment Victor adopte un pingouin, devient rédacteur de notices nécrologiques pour des vivants, fuit en Antarctique, revient à Kiev pour devenir l'attaché parlementaire d'un député en puissance, part en Tchétchénie pour retrouver son pingouin, crée une équipe sportive avec d'anciens soldats de Tchétchénie handicapés. L'épopée d'un jeune russe entraîné dans des aventures rocambolesques dans la Russie post-soviétique cherchant des repères et dominée par des pouvoirs mafieux : "ce n'était pas l'URSS qu'il regrettait, mais la cohésion de ce monde enfui, et la possibilité qu'il offrait d'être soi-même cohérent".
Une œuvre magistralement écrite, d'une lecture aisée.

Pastorale sibérienne (Oleg Ermakov)

note: 4Hymne à la nature sibériennepar MD68 le 09-04-2009

Cet hymne à la nature sibérienne et aux grands espaces du continent russe séduira par son lyrisme tous ceux qui rêvent de silence et de solitude. C'est aussi un roman d'apprentissage: son héros, Daniel, apprendra dans la confrontation solitaire avec les espaces sauvages, à assumer pleinement sa liberté, et son refus de l'autoritarisme et de l'humiliation.

note: 0Un roman plein d'humourpar MD68 le 09-04-2009

En Extrême- Orient soviétique, des équipes originaires de toute l'Union Soviétique cherchent du pétrole. Les conditions de vie sont extrêmement dures, et les distractions rares. L'arrivée d'un bateau est un événement attendu, surtout lorsqu'il amène des jeunes filles venues pour travailler pendant une saison, ou … des oranges du Maroc. Dans ce livre impertinent, à la fois drôle et tendre , Axionov fait raconter l'événement par 5 personnages différents et nous fait pénétrer dans l'univers soviétique des années 1960 et l'intimité de ces hommes épris de liberté et de rencontres féminines.

Musique militaire (Vladimir Kaminer)

note: 3Regard décalé et insolent sur la Russiepar MD68 le 09-04-2009

Avant de s’installer en Allemagne, W. Kaminer a vécu en Russie. C’est ces premières années de sa vie qu’il nous raconte dans ce récit. L’album photo est riche en contraste, du noir au rouge communiste en passant par le sépia de la débrouille. Sur chaque photo, il y la premier plan triomphant qui tente vainement de cacher l’arrière plan mélancolique ou ironique.
Sans faire de grandes découvertes sur la Russie, W. Kaminer apporte un regard décalé et insolent sur son pays natal.

Médée et ses enfants (Lûdmila Evgen?evna Ulickaâ)

note: 3Ah! les familles russes...par MD68 le 09-04-2009

Dans sa maison de Crimée, Médée reçoit : Tout l'été ,ses nièces et ses neveux se succèdent avec leurs enfants, auprès de celle qui dans sa générosité et son ouverture d'esprit les accueille et les aime sans les juger. Malgré son grand âge, Médée continue à travailler à l'hôpital local et à vivre dans cette maison de famille, située à flanc de montagne, sans confort, mais pleine de souvenirs.
Sous ses yeux se nouent et se dénouent des relations d'amitié et des histoires d'amour, dont certaines finiront tragiquement. Médée veille, observe avec bonté et n'hésite pas à entreprendre un voyage pénible pour éclaircir des situations troubles.
Ce roman généreux, mettant en scène un personnage de femme inoubliable, témoin actif de l'histoire de la Russie au 20e siècle, est l'un des premiers romans traduits de L. Oulitskaia, dont il révèle déjà l'écriture originale et la tendresse pour ses personnages.

La liste noire (Aleksandra Marinina)

note: 3.5Enquête policière dans un festival de filmpar MD68 le 09-04-2009

La tragédie de ce roman policier russe prend pour décor une ville au bord de la mer Noire ou se tient un obscur festival du film. Vadislav Stassov un lieutenant de police de Moscou en vacances avec sa fille dans cette ville, se trouve embarqué dans une série de meurtres d’actrices. Vous ajoutez une milice locale débordée et incompétente et une rencontre amoureuse avec une juge d’instruction écrivain de polar et vous n’avez qu’une petite idée des ingrédients de ce polar dont la complexité croissante épice la recette classique.
Le lecteur tremble pour ces personnages attachants aux prises avec une réalité sombre et de plus en plus inquiétante.

Funérailles d'une sauterelle (Nikolaj Mihajlovi?c Kononov)

note: 4Ode mélancolique à sa grand-mèrepar MD68 le 09-04-2009

La mort et la déchéance hante ce texte. Le narrateur dissèque littérairement la mort de tout ce qui l’entoure, en particulier celle de sa grand-mère maternelle dont il est amoureux. Les mots et les phrases de N. Kononov nous entraînent dans la sarabande mentale du narrateur. Celui-ci est un être sans repère qui n’en finit pas de se chercher et de se construire une identité. Il s’agit d’un roman déroutant dont l’abord est difficile.

La fille d'un héros de l'Union soviétique (Andreï Makine)

note: 0Romance historiquepar MD68 le 09-04-2009

Premier roman de Makine , celui-ci trace le portrait d'un héros de la bataille de Stalingrad. La vie d'Ivan ne s'en trouve pas améliorée: la famine de l'après-guerre, les deuils, l'indifférence des générations suivantes, le mépris des autorités et pour finir le destin de sa fille, recrutée par le KGB après une "faute" par rapport à l'éthique des komsomols. Comme dans ses romans suivants, Makine nous plonge dans la réalité de la société russe, ici entre 1943 et 1980, à travers des personnages émouvants et vrais, victimes d'un système qui les écrase.

note: 4Conte philosphique fortement ironique...par MD68 le 09-04-2009

Conte philosophique russe à boire cul sec! Deux personnages, dont on découvre rapidement qu’il s’agit de poulets, cherchent à éviter une mort certaine dans l’abattoir. Le premier, l’ermite philosophe a parcouru l’essentiel du chemin mais il lui manque la folie et l’innocence du second pour enfin réussir à voler et quitter la mangeoire. Cette nouvelle très ironique est en outre une dénonciation sans concession de la société russe. Les mauvais esprits peuvent aussi penser à certains comportements humains plutôt universels: recherche du pouvoir, asservissement des masses par des croyances ou autres superstitions, comportement moutonnier...

Dernières nouvelles du bourbier (Aleksandr Ikonnikov)

note: 3Belles nouvelles russespar MD68 le 09-04-2009

"Russie, grande Russie", Voisins, voisins", Temps modernes", "Village éternel", "Histoires de vie" et "Dieu avec toi": sous ces intitulés, une quarantaine de nouvelles écrites avec un humour détaché brossent un tableau à la fois drôle et tragique de la Russie d'aujourd'hui. D'une nouvelle à l'autre, le lecteur entre dans les univers des petites gens, et, séduit par le style simple, réaliste, au plus près des personnages, il comprend en fermant le livre la grandeur d'un peuple qui sait rire d'une histoire et d'un quotidien difficiles.

   

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