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du monde. Retrouvez tous les
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médias, les concerts et les
festivals de world music.
Le Maloya et le Séga
sont les deux musiques
spécifiques à la Réunion.
L’une est d’origine
africaine et malgache ayant
ses racines dans
l’esclavage, l’autre parle
de la rencontre avec
l’Europe.
Au XVIIIe siècle les esclaves
venus du Mozambique et de
Madagascar vivent les mêmes
aspirations que leurs cousins
d’Amérique : échapper en
musique à leur condition. Se
réunissant autour du feu, ils
pratiquent leurs cérémonies
animistes et le culte des
ancêtres, via des musiques de
transe. Au XIXe ces pratiques
seront pimentées
d’influences indiennes,
apportées par les ouvriers
indiens issus de la cote de
Malabar au sud de l’Inde.
Le maloya (dont le nom
viendrait du malgache «
mala-helo » ou « maloy aho
» : parler, s’exprimer)
chante l’esclavage et la
mélancolie des
déracinés. C’est
aussi une musique
cérémonielle, un chant
cathartique, un conte se
moquant des maîtres blancs,
en créole. Il est donc
composé de deux répertoires
: le profane et le sacré. Le
sacré est plus lancinant et
sert de support aux transes
d’origines animistes. La
base rythmique a trois temps,
elle est donnée par le «
roulèr », un tonneau tendu
d’une peau de bœuf.
L’énergie est impulsée par
le « kayamb », une sorte de
maraca plate et rectangulaire,
faite de tiges de cannes à
sucres dont la boite est
emplies de graines. La voix
est soutenue [...]
Christine et Jean-Bernard
ont eu envie de changer
d’air, ils ont fait un petit
tour sur cette bonne vieille
terre : à droite, à gauche,
en bas, en haut , ils y ont
ramassé des contes et
reviennent les donner, ici en
Alsace
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